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Interventions pour le traitement du syndrome « de la bouche qui brûle », ou glossodynie PDF Imprimer Envoyer
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Interventions pour le traitement du syndrome « de la bouche qui brûle », ou glossodynie

Zakrzewska JM, Forssell H, Glenny AM

Résumé en langue simplifiée

Il n’y a pas suffisamment d'éléments de preuve montrant l’effet des antalgiques, des hormones ou des antidépresseurs pour traiter le syndrome « de la bouche qui brûle », mais il existe des preuves indiquant qu’apprendre à gérer ce désordre, utiliser des anticonvulsivants et recourir à l’acide alpha-lipoïque peuvent aider.


La sensation de brûlure sur les lèvres, la langue et dans la bouche est couramment appelée « syndrome de la bouche qui brûle » quand la cause est inconnue et qu’elle n’est pas le symptôme d’une autre maladie. D’autres symptômes incluent des sécheresses, une altération du goût et ils sont communément retrouvés chez des personnes anxieuses, dépressives ou avec des troubles de la personnalité. Les personnes les plus à risque sont les femmes après la ménopause. Les antidouleurs, les thérapies hormonales, les antidépresseurs ont tous été testés comme traitements possibles. Ces études n’ont pas encore prouvés leur efficacité. Des traitements pour aider les personnes à supporter cette maladie et l’utilisation d’acide alpha-lipoïque peuvent être bénéfiques. Il faut faire de plus amples recherches.

This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Glenny A-M, Fernandez Mauleffinch LM, Pavitt S, Walsh T. Interventions for the prevention and treatment of herpes simplex virus in patients being treated for cancer. Cochrane Database of Systematic Reviews 2009, Issue 1. Art. No.: CD006706. DOI: 10.1002/14651858.CD006706.pub2 This version first published online: January 21. 2009

Date de traduction : 01/01/09

Résumé
Contexte
Se plaindre d’une sensation de brûlure dans la bouche peut être un symptôme d’une autre maladie ou celui d’un syndrome dont on ne connaît pas l’étiologie. Pour les patients chez qui aucune cause dentaire ou médicale n’est identifiée ou aucun signe buccal trouvé, le terme de glossodynie ou « syndrome de la bouche qui brûle » doit être utilisé. La particularité majeur de ce syndrome est un symptôme de douleur de type brûlure qui peut être localisé seulement à la bouche et/ou aux lèvres mais qui peut aussi s’étendre et concerner la totalité de la cavité buccale. Les prévalences reportées dans la population générale varient de 0,7% à 15%. Beaucoup de ces patients montrent des signes évidents d’anxiété, de dépression et de troubles de la personnalité.
Objectifs
Les objectifs de cet revue systématique sont de déterminer l’absence de nocivité et l’efficacité de n’importe quel traitement versus un placebo dans le soulagement des symptômes et l’amélioration de la qualité de vie, ainsi que d’estimer la qualité des études existantes.
Stratégie de recherche
Nous avons fait des recherches dans Cochrane Oral Health Group Trials Register (20 octobre 2004), Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL, The Cochrane Library , Issue 4, 2004), MEDLINE (Janvier 1966 à Octobre 2004), EMBASE (Janvier 1980 à Octobre). Le numéro 10 de Clinical Evidence de 2004, les comptes-rendus de conférences et les bibliographies provenant de publications ont été recherchés pour identifier des articles pertinents, sans tenir compte de la langue de publication.
Critères de sélection
Les études ont été sélectionnées selon les critères suivants : Conception des essais cliniques : essais cliniques et essais cliniques randomisés qui comparent un placebo avec un ou plusieurs traitements, Participants : patients avec un « syndrome de bouche qui brûle » ou glossodynie donc avec des douleurs au niveau des muqueuses de la bouche sans cause dentaire ou médicale apparente, Traitements : tous ceux qui ont été évalué dans des essais cliniques randomisés contre des placebos, Variable principale : soulagement des brûlures et de l’inconfort.
Recueil des données et analyse
Les articles ont été sélectionnés indépendamment par deux reviewers pour confirmer l’éligibilité puis extraire les données. Ces deux auteurs connaissaient l’identité des études. La qualité des essais cliniques inclus a été évaluée de manière indépendante, avec une attention particulière accordée à la technique de randomisation, à l’aveugle et à la gestion des perdus de vu. A cause de l’hétérogénéité clinique et statistique, la mise en commun des données était inappropriée.
Résultats principaux
Neuf essais cliniques ont été sélectionnés pour cette étude. Les traitements examinés étaient les antidépresseurs (2 essais cliniques), la thérapie comportementale cognitive (1 essai clinique), les analgésiques (1 essai clinique), la thérapie de substitution hormonale (1 essai clinique), l’acide alpha-lipoïque (3 essais cliniques) et les anticonvulsivants (1 essai clinique). Les critères de diagnostic n’étaient pas toujours clairement reportés. Sur les 9 essais cliniques inclus dans cette étude, seulement 3 traitements ont démontré une réduction des symptômes : l’acide alpha-lipoïque (3 essais cliniques), un anticonvulsivant, le clonazépam (1 essai clinique) et la thérapie comportementale cognitive (1 essai clinique). Seulement deux de ces études ont fait état de l’évaluation en aveugle de l’objectif. Bien qu’aucun des autres traitements examinés dans les études sélectionnées n’ait démontré une diminution significative des symptômes, cela est peut-être du à des défauts de méthodologie dans la conception des essais cliniques, ou à des échantillons de trop petite taille, plutôt qu’à un véritable manque d’efficacité.
Conclusions des auteurs
Compte tenu de la nature chronique du « syndrome de la bouche qui brûle », la nécessité d’identifier un mode de traitement efficace est primordial. Cependant, il n'existe que peu d'éléments pour guider ceux qui traitent des patients atteints de ce syndrome. Des essais cliniques supplémentaires, d’une grande qualité méthodologique, doivent être faits pour établir des formes de traitement efficaces pour les patients souffrant de ce syndrome.
Mise à jour le Samedi, 30 Mai 2009 14:34