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Douleur buccale/Traitements
Auteur:Paul MONSARRAT
Hyaluronate pour le traitement des dysfonctionnements cranio-mandibulaires Shi Z, Guo C, Awad M Résumé en langue simplifiée Il n'existe pas assez d'éléments de preuve pour supporter ou réfuter le recours au hyaluronate pour traiter les patients atteints de dysfonctionnements cranio-mandibulaires. Lorsque l'articulation unissant la mâchoire inférieure à la base du crâne présente des dysfonctionnements, cela peut conduire à des anomalies de mouvement lors de l'ouverture/fermeture de la bouche, à des bruits (claquements, grincement), à des spasmes musculaires ou à des douleurs (dysfonctionnement cranio-mandibulaire (DCM)). L'arthrite peut aussi affecter l'articulation. Il existe tout un panel de d'options thérapeutiques parmi lesquelles l'injection dans l'articulation de substances telles que des glucocorticoïdes ou du hyaluronate. Le hyaluronate est parfois utilisé pour l'osteo-arthrite des genoux ou des hanches. La présente revue systématique montre qu'il n'existe pas assez de preuve permettant de juger de l'efficacité des injections de hyaluronate dans l'articulation de patients atteints de DCM. Des effets secondaires modérés et transitoires ont été reportés. Aucune donnée relative à la qualité de vie n'a été reportée. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Shi Z, Guo C, Awad M. Hyaluronate for temporomandibular joint disorders. Cochrane Database of Systematic Reviews 2003, Issue 1. Art. No.: CD002970. DOI: 10.1002/14651858.CD002970. This version first published online: January 20. 2003 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Les Dysfonctionnements Cranio-Mandibulaires (DCM) regroupent un certain nombre d'algies et de dysfonctionnements de l'appareil manducateur, réduisant la qualité de vie des sujets qui en souffrent. Les injections intra-articulaires de hyaluronate pour la prise en charge d'un DCM sont pratiquées depuis deux décennies, mais l'efficacité clinique de cet agent thérapeutique n'a jamais été pris en compte dans le cadre d'une revue systématique. Objectifs Evaluer l'efficacité de l'injection intra-articulaire de hyaluronate, seule ou en association avec d'autres traitement du dysfonctionnement cranio-mandibulaire. Stratégie de recherche Une intense recherche manuelle et électronique a été conduite. Les bases de données recherchées ont été: The Oral Health Group's Trials Register (Septembre 2001), The Cochrane Library CENTRAL (Issue 3, 2001), MEDLINE (1966- Mai 2001), PubMed (jusqu'à Mars 2002), EMBASE (1974 - Août 2001), SIGLE (1980 - Décembre 2001), CBMdisc (1983 - Juillet 2001, en chinois) et Chinese Medical Library. Tous les journaux professionnels chinois du domaine de la santé bucco-dentaire ont été manuellement passés en revue, et les rapports de conférence consultés. Il n'a pas été appliqué de restriction de langue. Critères de sélection Essais cliniques randomisés ou quasi-randomisés, en simple ou en double aveugle, évaluant l'efficacité du hyaluronate chez les patients atteints de dysfonctionnement cranio-mandibulaire. Recueil des données et analyse Deux investigateurs ont extrait les données de façon indépendante, et trois investigateurs ont indépendamment évalué la qualité des études incluses. Les premiers auteurs des articles sélectionnés ont été contactés pour des informations complémentaires. Résultats principaux Sept études ont été incluses dans la revue systématique. Trois études, totalisant 109 patients atteints de dysfonctionnement cranio-mandibulaire, ont comparé le hyaluronate vs placebo. Si l'on considère l'amélioration des signes cliniques et/ou l'amélioration globale du DCM, les effets à long terme (trois mois et plus) sont en faveur du hyaluronate (RR=1.71, IC 95%: 1.05-2.77) pour deux de ces études (n=71). Toutefois, l'analyse de sensibilité montre que cette conclusion n'est pas assez robuste. Trois études ont fourni des données provenant de 124 patients, et comparant le hyaluronate aux glucocorticoïdes (une étude comprenait aussi un groupe placebo). Par rapport aux glucocorticoïdes, le hyaluronate montre les mêmes effets à court et à long terme sur l'amélioration des symptômes, des signes cliniques ou de l'amélioration globale des DCM. La comparaison des effets de l'arthroscopie ou de l'arthrocenthèse avec ou sans hyaluronate donne des résultats inconstants. Le hyaluronate a un potentiel pour l'amélioration des scores d'évaluation arthroscopiques. Des effets indésirables comme une gêne ou une douleur au niveau du site d'injection ont été reportés dans les groupes traités par hyaluronate. Aucune donnée relative à la qualité de vie n'a été reportée. Conclusions des auteurs Il n'existe pas assez d'éléments de preuve pour supporter ou réfuter le recours au hyaluronate pour traiter les patients atteints de dysfonctionnements cranio-mandibulaires. Des essais cliniques randomisés de haute qualité méthodologique sont nécessaires pour mieux juger de l'efficacité du hyaluronate.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 2747 hits | Imprimer | PDF |  Email
Douleur buccale/Traitements
Auteur:Paul MONSARRAT
Dentifrices à base de potassium pour l’hypersensibilité dentinaire Poulsen S, Errboe M, Lescay Mevil Y, Glenny A-M Résumé en langue simplifiée Dentifrices à base de potassium pour l’hypersensibilité dentinaire. L’hypersensibilité dentinaire est une douleur soudaine, vive, provenant d’une dent lorsqu’elle est exposée au toucher ou aux aliments chauds ou froids. Si la maladie dentaire n’est pas la cause de la douleur, les dentifrices contenant du potassium sont recommandés pour réduire la sensibilité dentaire. Cette revue systématique d’essais cliniques a trouvé qu’il n’y avait pas assez de preuves pour montrer que le potassium est efficace dans la désensibilisation des dents. De plus amples recherches sont nécessaires. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Poulsen S, Errboe M, Lescay Mevil Y, Glenny AM. Potassium containing toothpastes for dentine hypersensitivity. Cochrane Database of Systematic Reviews 2006, Issue 3. Art. No.: CD001476. DOI: 10.1002/14651858.CD001476.pub2. This version first published online: April 23. 2001 Last assessed as up-to-date: May 23. 2006 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte L’hypersensibilité dentinaire peut être définie comme une douleur surgissant de la dentine exposée, typiquement en réponse à des stimuli externes, et ne pouvant pas être expliqué par quelconque forme de maladie dentaire. De nombreux types de traitement ont été recommandés au fur et à mesure des ans, mais ces dernières années une attention particulière a été mise sur les dentifrices contenant différents sels de potassium. Objectifs Comparer l’efficacité des dentifrices contenant du potassium avec des dentifrices témoins dans la réduction de l’hypersensibilité dentinaire. Stratégie de recherche Les bases de données suivantes ont été interrogées : Cochrane Health Group Trials Register (jusqu’en Août 2005) ; CENTRAL (jusqu’en Août 2005) ; EMBASE/MEDLINE, Pubmed, Web of Science (jusqu’en Septembre 2005). Les bibliographies des essais cliniques et des revues systématiques identifiées dans la recherche électronique, ont été vérifiées pour rechercher des études publiées hors des journaux disposant d’une recherche électronique. Critères de sélection Essais cliniques randomisés dans lesquels les effets du potassium, contenu dans les dentifrices, sur la dentine hypersensible sont testés versus dentifrices témoins ne contenant pas de potassium. Recueil des données et analyse 2 auteurs de revue systématique ont enregistré de manière indépendante les résultats des études incluses en utilisant une feuille spécialement conçue. La sensibilité a été évaluée en utilisant le chaud, le toucher, le spray d’air et des méthodes subjectives. Résultats principaux 6 études ont été incluses dans la méta-analyse, qui montre un effet statistiquement significatif du dentifrice à base de nitrate de potassium sur la sensibilité au toucher et au spray d’air entre la sixième et la huitième semaine de suivi. Par exemple la méta-analyse de la sensibilité au spray d’air montre une différence dans la moyenne standardisée du score de sensibilité de -1,25 (95% IC : -1,65 à -0,851) en faveur du traitement. L’évaluation subjective a failli de montrer un effet significatif à l’évaluation de la sixième à la huitième semaine. Conclusions des auteurs La preuve générée par cette revue systématique est basée sur un petit nombre d’individus. De plus, l’effet varie avec la méthode employée pour l’évaluation de la sensibilité. Ainsi aucune preuve formelle et claire n’est disponible pour le soutien du dentifrice contenant du potassium dans le traitement de l’hypersensibilité dentinaire.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 5288 hits | Imprimer | PDF |  Email
Douleur buccale/Traitements
Auteur:Paul MONSARRAT
Gouttières de stabilisation pour le syndrome algique de dysfonction temporo-mandibulaire Al-Ani MZ, Davies SJ, Gray RJM, Sloan P, Glenny AM Résumé en langue simplifiée Pas assez de preuves pour montrer si des gouttières de stabilisation peuvent réduire les douleurs causées par un syndrome algique de dysfonction temporo-mandibulaire. Le Syndrome Algique de Dysfonction (SAD) est le plus commun des DTM (dysfonctions temporo-mandibulaires de l’articulation entre la mâchoire inférieure et la base du crâne). Le SAD est aussi appelé arthromyalgie faciale, dysfonction algique myofaciale ou encore dysfonction craniomandibulaire. Une option est une gouttière nocturne, pour éviter que les patients ne fassent grincer plus leurs dents. La gouttière de stabilisation (GS) en est un type, aussi connu comme appareil de Tanner, gouttière de Fox, appareil de Michigan ou appareil de relation centrée. Cette revue systématique a trouvé qu’il n’y a pas assez de preuves provenant des essais cliniques pour montrer si oui ou non les gouttières de stabilisation peuvent réduire le SAD. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Al-Ani MZ, Davies SJ, Gray RJM, Sloan P, Glenny AM. Stabilisation splint therapy for temporomandibular pain dysfunction syndrome. Cochrane Database of Systematic Reviews 2004, Issue 1. Art. No.: CD002778. DOI: 10.1002/14651858.CD002778.pub2. This version first published online: January 26. 2004 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Le Syndrome Algique de Dysfonction (SAD) est la pathologie temporo-mandibulaire la plus fréquente. Il y a de nombreux synonymes pour cette atteinte comme par exemple l’arthromyalgie, le syndrome de dysfonction temporo-mandibulaire, la dysfonction craniomandibulaire ou encore la dysfonction algique myofaciale. L’étiologie du SAD est multifactorielle et de nombreuses thérapies ont été préconisées. Objectifs Etablir l’efficacité de la thérapie par gouttière de stabilisation dans la réduction des symptômes chez les patients présentant un syndrome algique de dysfonction. Stratégie de recherche Les bases de données électroniques The Cochrane Oral Health Group's Trials Register, The Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL), The Cochrane Library Issue 2, 2003, MEDLINE (de 1966 à Juin 2001), EMBASE (de 1966 à June 2001)) ont été interrogées. Une recherche manuelle des journaux pertinents a été entreprise et les bibliographies des études incluses passées au crible. Les experts dans ce domaine ont été contactés pour identifier des articles non publiés. Aucune restriction de langue n’a été appliquée. Critères de sélection Essais cliniques randomisées ou quasi-randomisés, dans lesquels une thérapie par gouttière est comparée simultanément à d’autres appareillages occlusaux ou n’importe qu’elle autre sorte d’intervention active. Recueil des données et analyse L’extraction des données a été menée de façon indépendante et en double. L’évaluation de la validité des études incluses a été réalisée en même temps que l’extraction des données. Les différences observées ont été discutées et un troisième reviewer consulté. L’auteur de la première étude a été contacté là où cela était nécessaire. Les études ont été mises en commun selon des critères de type de traitement et de durée de suivi. Résultats principaux 20 études potentiellement pertinentes ont été identifiées. 8 études ont été exclues laissant 12 études pour analyse. Des thérapies de stabilisation par gouttières sont comparées à : Acupuncture Plan de morsure Rétroaction biologique/gestion du stress Rétroaction visuelle Relaxation Exercices de la mâchoire Appareil de désocclusion Traitement minimum voire inexistant. Il n’y a aucune preuve d’une différence statistiquement significative dans l’efficacité de la stabilisation par thérapie de contention dans la réduction des symptômes chez des patients présentant un syndrome de dysfonction algique comparé à tout autre traitement actif. Il existe une faible preuve pour pouvoir suggérer que l’utilisation d’une GS pour le traitement d’une DTM peut être bénéfique pour réduire la gravité de la douleur, au repos et à la palpation, quand on compare à l’absence de traitement. Conclusions des auteurs Les preuves sont insuffisantes que ce soit pour ou contre l’utilisation d’une thérapie de stabilisation par gouttière pour le traitement d’un syndrome algique de dysfonction temporo mandibulaire. Cette revue systématique suggère le besoin d’aller plus loin, de mener des essais cliniques randomisés de qualité, tenant compte des méthodes de répartition, de l’évaluation des résultats, disposant d’une large taille d’échantillon ainsi qu’une durée de suivi suffisamment importante. Une standardisation des résultats du traitement des SAD devrait également être mise en place.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 4654 hits | Imprimer | PDF |  Email
Douleur buccale/Postopératoire
Auteur:Paul MONSARRAT
Paracétamol pour le soulagement de la douleur après l’extraction d’une dent de sagesse mandibulaire Weil K, Hooper L, Afzal Z, Esposito M, Worthington HV, van Wijk A, Coulthard P Résumé en langue simplifiée Paracétamol pour le soulagement de la douleur après l’extraction d’une dent de sagesse mandibulaire. L’extraction chirurgicale d’une dent de sagesse (troisième molaire) est l’acte chirurgical le plus communément réalisé dans la pratique de la chirurgie orale. Les complications post-opératoires peuvent inclure des gonflements, des contusions et une limitation de l’ouverture buccale mais les patients sont le plus souvent concernés par une douleur post-opératoire, qui peut être sévère. Le paracétamol est efficace dans le soulagement de la douleur avec un taux bas d’effets secondaires. Il s’agit de l’analgésique le plus utilisé et il est largement disponible sans prescription partout dans le monde. Dans cette revue systématique, nous avons cherché la dose optimale de paracétamol et le temps optimal d’administration du médicament afin de fournir un soulagement de la douleur après la chirurgie d’extraction de la dent de sagesse mandibulaire. Les effets pervers des différentes doses du médicament ont également été explorés. 21 études (avec plus de 2000 participants) ont été incluses. Le paracétamol apporte un bénéfice statistiquement significatif lorsqu’on le compare avec un placebo pour le soulagement de la douleur à 4 et 6 heures après la prise du médicament. Il est le plus efficace à la dose de 1000 mg et peut être pris à 6 heures d’intervalle sans compromettre la sécurité. Il n’y a aucune différence statistiquement significative entre le nombre de patients chez qui ont déclaré des effets indésirables dans le groupe paracétamol 19% et dans le groupe placebo 16%. Il doit être remarqué que de nombreuses études avaient des limites souvent dues au faible nombre d’informations rapportées. Cependant cette revue systématique conclue que le paracétamol est un médicament sûr et efficace pour le traitement de la douleur postopératoire après extraction de la dent de sagesse mandibulaire. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Weil K, Hooper L, Afzal Z, Esposito M, Worthington HV, van Wijk A, Coulthard P. Paracetamol for pain relief after surgical removal of lower wisdom teeth. Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 3. Art. No.: CD004487. DOI: 10.1002/14651858.CD004487.pub2. This version first published online: July 18. 2007 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Le paracétamol a été largement utilisé pour le soulagement des douleurs post-opératoires suivant la chirurgie buccale. Dans cette revue systématique, nous avons recherché la dose optimale de paracétamol et le temps optimal d’administration du médicament pour obtenir le soulagement de la douleur, prenant en compte les effets indésirables des différentes doses de ce médicament. Ceci a pour but d’informer les dentistes et leurs patients sur la meilleure stratégie pour le soulagement de la douleur après l’extraction chirurgicale des dents de sagesse. Objectifs Evaluer les effets bénéfiques et secondaires du paracétamol pour le soulagement de la douleur après extraction chirurgicale des dents de sagesse mandibulaires, comparé au placebo, à différentes doses administrées en post-opératoire. Stratégie de recherche Nous avons cherché dans le Cochrane Oral Health Group’s Trials Register ; le Cochrane Pain, Palliative and Supportive Care Group’s Trials Register ; CENTRAL ; MEDLINE ; EMBASE et le Current Controlled Trials Register. Une recherche manuelle a inclus différents journaux dentaires. Nous avons vérifié les bibliographies des essais cliniques pertinents et des revues à la recherche d’études n’étant pas dans les journaux à recherche manuelle. Nous avons écrit aux auteurs des essais cliniques randomisés identifiés, aux industries des produits pharmaceutiques analgésiques, nous avons recherché des personnes de référence dans le but d’identifier les études non publiées ou en cours. Aucune restriction de langue n’a été appliquée. La dernière recherche électronique a été menée le 24 Août 2006. Critères de sélection Essais cliniques randomisés, groupes parallèles, groupe témoin placebo, en double aveugle utilisant le paracétamol pour les douleurs intenses suivant la chirurgie de la troisième molaire. Recueil des données et analyse Tous les essais cliniques identifiés ont été analysés de manière indépendante en double par deux auteurs de revue systématique, tous les désaccords ont été résolus par discussion, ou le cas échéant un troisième auteur de revue systématique a été consulté. La proportion de patients avec un soulagement d’au moins 50% de la douleur a été calculée pour le paracétamol et le placebo. Le nombre de patients ayant eu des événements indésirables, et/ou le nombre total d’effets indésirables rapportés ont été analysés. Résultats principaux 21 études correspondaient aux critères d’inclusion. Un total de 2048 patients a été initialement enrôlé dans les études (1148 recevant le paracétamol et 835 le placebo) et finalement 1968 (96%) d’entre eux ont été inclus dans la méta-analyse (1133 recevant le paracétamol et 835 le placebo). Le paracétamol a apporté un bénéfice statistiquement significatif quand on le comparait au placebo pour le soulagement de la douleur et à l’intensité de la douleur à 4 et 6 heures. De nombreuses études ont été identifiées comme ayant un risque modéré de biais, avec comme problème principal une méthode d’attribution des groupes rarement rapportée. Les valeurs de risque relatif pour le soulagement de la douleur à 4 heures est de 2,85 (95% IC 1,89 à 4,29), et à 6 heures de 3,32 (95% IC 1,88 à 5,87). Un bénéfice statistiquement significatif a été également trouvé entre les doses supérieures à 1000 mg et les doses 1000 mg, plus grande était la dose donnée, meilleur était le bénéfice pour chaque mesure à 4 et 6 heures. Il n’y avait aucune différence statistiquement significative entre les nombres de patients qui ont subi un effet indésirable, ceci faisant 19% dans le groupe paracétamol et 16% dans le groupe placebo. Conclusions des auteurs Le paracétamol est un médicament fiable et efficace pour le traitement de la douleur post-opératoire suivant l’extraction chirurgicale de la dent de sagesse mandibulaire.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 17036 hits | Imprimer | PDF |  Email
Médecine buccale (traitements)/Lésions buccales
Auteur:Paul MONSARRAT
Traitement des gingivostomatites herpétiques primaires par l’aciclovir Nasser M, Fedorowicz Z, Khoshnevisan MH, Shahiri Tabarestani M Résumé en langue simplifiée La preuve de l’efficacité de l’aciclovir pour diminuer les symptômes de gingivostomatite causés par la primo-infection du virus de l’herpès est faible. La gingivostomatite herpétique primaire est une infection hautement contagieuse de la cavité buccale causée par le virus Herpès Simplex. On la retrouve essentiellement chez les enfants et les adolescents. Ses symptômes peuvent être très inconfortables et engendrer des difficultés à manger ou à boire. L’infection peut, à l’extrême, entraîner une inflammation cérébrale (encéphalite) qui pourrait mettre en danger la vie du patient. Cette revue a inclus 2 essais (92 participants). Un seul suggérait, avec des éléments de preuve limités, l’efficacité de l’aciclovir pour réduire le nombre de lésions buccales, prévenir le développement de nouvelles lésions extra-orales, diminuer le nombre d’individus ayant des difficultés à manger et à boire et le nombre d’enfants de moins de 6 ans admis à l’hôpital avec une gingivostomatite herpétique primaire. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Nasser M, Fedorowicz Z, Khoshnevisan MH, Shahiri Tabarestani M. Acyclovir for treating primary herpetic gingivostomatitis. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008, Issue 4. Art. No.: CD006700. DOI: 10.1002/14651858.CD006700.pub2. This version first published online: October 08. 2008 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte La gingivostomatite herpétique primaire est une infection de la cavité buccale hautement contagieuse qui touche surtout les enfants. Les symptômes peut varier du léger inconfort à l’encéphalite engageant le pronostic vital. Objectifs Evaluer l’efficacité de l’aciclovir systémique dans le traitement de la gingivostomatite herpétique primaire. Stratégie de recherche Nous avons fait nos recherches dans les bases de données suivantes : The Cochrane Oral Health Group Trials Register (jusqu’au 22 Mai 2008), The Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) (The Cochrane Library 2008, Issue 2) ; MEDLINE (de 1950 au 22 Mai 2008); et EMBASE (de 1980 au 22 Mai 2008). Il n’y avait pas de restriction de langue. Critères de sélection Essais cliniques randomisés comparant l’aciclovir à un placebo chez des enfants et jeunes adultes de moins de 25 ans avec un diagnostic de gingivostomatite herpétique primaire avec ou sans herpès labial. Recueil des données et analyse Deux auteurs ont cherché et extrait les informations de façon indépendante, et ils ont évalué le risque de biais des essais cliniques sélectionnés. Ils ont suivi les recommandations de statistique de la Collaboration Cochrane pour la synthèse des données. Résultats principaux Seulement 2 essais cliniques ont été inclus dans l’étude avec 72 participants dans l’un et 20 participants dans l’autre. Dans la seconde étude, il manquait plusieurs items de méthodologie et la mesure des critères de jugement n’était pas claire. La première étude, qui avait un risque de biais jugé modéré, montrait des résultats meilleurs dans le groupe aciclovir que dans le groupe placebo chez des enfants de moins de 6 ans pour la réduction du nombre d’individus avec des lésions buccales (RR=0.10, IC95%=[0.02 ;0.38]), avec de nouvelles lésions extra-buccales (RR=0.04, IC95%=[0.00 ;0.65]), avec des difficultés à manger (RR=0.14, IC95%=[0.03 ;0.58]), des difficultés à boire (RR=0.11 ;IC95%=[0.01 ;0.83]) après 8 jours de traitement. Pendant le début du traitement, 3 patients du groupe placebo ont été admis à l’hôpital pour réhydratation (p=0.11). Quatre enfants (2 du groupe aciclovir et 2 du groupe placebo) ont présenté des symptômes gastro-intestinaux légers qui se sont résolus spontanément après 24 à 48 heures sans changement de groupe de traitement dans l’étude. Conclusions des auteurs Nous n’avons trouvé que 2 essais pertinents dans cette revue dont un seul pouvait fournir une faible preuve de l’efficacité de l’aciclovir pour réduire le nombre de lésions buccales, prévenir le développement de nouvelles lésions extra-orales, diminuer le nombre d’individus avec des difficultés à manger et à boire et réduire le nombre d’enfants de moins de 6 ans admis à l’hôpital avec une gingivostomatite herpétique primaire
Samedi, 31 Janvier 2009 | 19361 hits | Imprimer | PDF |  Email
Médecine buccale (traitements)/Lésions buccales
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour la prise en charge de la fibrose sous-muqueuse buccale Fedorowicz Z, Chan Shih-Yen E, Dorri M, Nasser M, Newton T, Shi L Résumé en langue simplifiée Interventions pour la prise en charge de la fibrose sous-muqueuse buccale. La fibrose sous-muqueuse buccale est une maladie chronique fréquemment retrouvée chez des patients du continent asiatique et d’Extrême-Orient qui se caractérise par la production de bandes de collagène au niveau des joues et des structures voisines dans la bouche. La cause précise de cette maladie est inconnue, mais mâcher du bétel ou encore des produits contenant des traces de noix d’areca, manger excessivement du chili ou des épices, la malnutrition et les déficiences en vitamines et en fer sont suggérés comme étiologies possibles. Des ulcères des muqueuses se retrouvent dans les premiers stades alors que des bandes fibreuses dans les joues et les lèvres, des gencives dépigmentées et molles, un voile du palais déformé et blanchi et un plancher de la bouche tanné, se retrouvent plus tardivement. Ces changements peuvent restreindre sévèrement l’ouverture de la bouche, les mouvements de la langue et donc gêner l’élocution, la déglutition tandis que d’autres symptômes incluent une sensation de brûlure lorsque l’on mange des aliments épicés, une bouche sèche, et la perte des cheveux. Les options de traitement, peuvent être une supplémentation en fer, des compléments vitaminés contenant du lycopène, des extraits de tomate et une large gamme de médicaments : comme la hyaluronidase, l’injection au niveau des lésions de stéroïdes, des extraits de placenta humain, chemotrypsine, pentoxifylline et de la collagénase. La chirurgie, pour couper les bandes fibreuses de collagène, les muscles de la mâchoire et leurs tendons, est utilisée dans des cas extrêmes. Les auteurs ont trouvé deux études qui évaluent l’efficacité de l’association du lycopène avec des injections intra-lésionnelles de stéroïdes et l’association de la pentoxifylline avec des exercices d’étirement des structures de la bouche et de la chaleur. Ces études fournissent des données peu fiables et insuffisantes pour parvenir à de réelles conclusions. Il n’y a aucune mention de toxicité mais on trouve des effets secondaires qui sont principalement des irritations gastriques dues à la pentoxifylline. L’objectif de futures recherches serait de montrer quelle est l’efficacité de ces traitements et aussi l’exploration de plans de traitements qui devraient inclure l’éducation des patients en vue de faire cesser leurs mauvaises habitudes de mastication. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Fedorowicz Z, Chan Shih-Yen E, Dorri M, Nasser M, Newton T, Shi L. Interventions for the management of oral submucous fibrosis. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008, Issue 4. Art. No.: CD007156. DOI: 10.1002/14651858.CD007156.pub2. This version first published online: October 08. 2008 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte La fibrose muqueuse buccale est une maladie chronique de la cavité buccale qui se retrouve fréquemment chez des patients du continent asiatique et d’Extrême-Orient. Elle se caractérise par la production de bandes de collagène au niveau des joues et des structures adjacentes de la bouche qui peuvent restreindre sévèrement l’ouverture de la bouche, les mouvements de la langue et donc gêner l’élocution, la déglutition. Objectifs Evaluer l’efficacité de la prise en charge de la douleur, de la limitation d’ouverture buccale ou des mouvements, conséquences de la fibrose sous-muqueuse buccale.. Stratégie de recherche Nous avons cherché dans : Cochrane Oral Health Group’s Trials Register jusqu’en Juillet 2008, CENTRAL The Cochrane Library 2008, Issue 2, MEDLINE de 1950 jusqu’en juillet 2008, EMBASE de 1980 à juillet 2008 , IndMED jusqu’au 18 novembre 2007. Il n’y avait aucune restriction de langue. Critères de sélection Des essais cliniques randomisés comparant des interventions chirurgicales, des interventions médicales systémiques ou locales ou autres pour prendre en charge les symptômes de la fibrose sous-muqueuse buccale. Recueil des données et analyse Deux auteurs ont évalué de manière indépendante la qualité d’essais cliniques et extrait les données. Les désaccords ont été résolus en consultant un troisième auteur. Des démarches ont été entreprises pour contacter les auteurs de ces études quand des éclaircissements ou des informations supplémentaires étaient nécessaires. Résultats principaux Deux essais cliniques, incluant 87 participants, ont évalué l’association du lycopène avec des injections intra-lésionnelles de stéroïdes et l’association de la pentoxifylline avec des exercices d’étirement des structures de la bouche et de la chaleur. Seulement deux études pour l’objectif principal et aucune pour les objectifs secondaires ont été considérées, fournissant un nombre limité de données valables. Les données d’une de ces études se basent sur une technique d’évaluation de l’objectif définie de manière inadéquate, et dans l’autre étude ces données semblent être asymétriques du fait d’un nombre substantiel de perdus de vu qui par conséquent n’ont pas été entrés dans les analyses RevMan. Il n’y a eu aucun report de toxicité des interventions mais quelques effets secondaires, le plus souvent une irritation gastrique à cause de la pentoxifylline, ont été notés. Conclusions des auteurs Le manque de preuves valables sur l’efficacité de méthodes spécifiques pour la prise en charge de la fibrose buccale sous-muqueuse, est illustré par la pauvreté et la médiocre qualité méthodologique des essais cliniques considérés dans cette revue systématique.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 4667 hits | Imprimer | PDF |  Email
Médecine buccale (traitements)/Lésions buccales
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le traitement de la leucoplasie buccale Lodi G, Sardella A, Bez C, Demarosi F, Carrassi A Résumé en langue simplifiée Interventions pour le traitement de la leucoplasie buccale. Aucune preuve provenant d’essais cliniques pour montrer comment prévenir la leucoplasie buccale devenant maligne. La leucoplasie orale se traduit par des taches blanches épaisses formées dans la paroi de la bouche, ne pouvant pas être enlevées par frottement. La leucoplasie est une lésion qui devient parfois cancéreuse (une tumeur qui envahit et détruit les tissus, puis s’étend vers d’autres tissus). La prévention de ce changement est critique puisque les taux de survie à plus de 5 ans après diagnostic, avec un cancer oral sont bas. Des médicaments, chirurgie et autres thérapies ont été essayés. Cette revue systématique a comparé différents médicaments telle que le bleomycine, des suppléments en vitamine A et bêta-carotène et ainsi que certains mélanges de thé. Il n’y a aucune preuve pour montrer les effets de ces traitements. Plus de recherches sont nécessaires. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Lodi G, Sardella A, Bez C, Demarosi F, Carrassi A. Interventions for treating oral leukoplakia. Cochrane Database of Systematic Reviews 2006, Issue 4. Art. No.: CD001829. DOI: 10.1002/14651858.CD001829.pub3. This version first published online: October 23. 2001 Last assessed as up-to-date: July 04. 2006 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte La leucoplasie orale est une lésion buccale relativement commune qui dans une petite mais significative proportion de cas peut se transformer en un cancer puisque la plupart des leucoplasies sont asymptomatiques. L’objectif principal de traitement devrait être de prévenir un telle transformation maligne. Objectifs Evaluer l’efficacité, la sûreté et l’acceptabilité des traitements pour la leucoplasie. Stratégie de recherche Les bases de données suivantes ont été interrogées pour des articles pertinents: Cochrane Oral Health Group’s Trials Register (jusqu’en Avril 2006), CENTRAL (The Cochrane Library 2006, Issue 1), MEDLINE (de 1966 à Décembre 2005), EMBASE (de 1980 à Décembre 2005). Une recherche manuelle a été entreprise pour les journaux principaux de médecine buccale. Les références des études incluses ainsi que les revues ont été analysées. Les experts en médecine buccale ont été contactés à travers une liste de mailing européen (EURORALMED). Critères de sélection Les essais cliniques randomisés recrutant des patients avec un diagnostic de leucoplasie orale ont été inclus. N’importe quel traitement chirurgical ou médical a été inclus. Le critère de jugement principal considéré est la transformation maligne de la leucoplasie. Les autres critères pris en compte sont la résolution clinique, les modifications histologiques et la fréquence des effets secondaires. Recueil des données et analyse Les données ont été collectées en utilisant une feuille spécifique d’extraction. La transformation maligne, démontrée par un examen histopathologique, a été le critère de jugement principal considéré. Les variables secondaires sont la résolution clinique et les changements de la sévérité de la dysplasie. La validité des études incluses a été évaluée par 2 reviewers sur la base d’une méthode d’attribution dans les groupes, de l’aveugle de l’étude et de la perte des sujets. Les données ont été analysées par calcul d’un RR. Lorsque des données valides et pertinentes ont été collectées, une méta-analyse des données a été entreprise. Résultats principaux La possible efficacité des interventions chirurgicales comme la thérapie par laser et la cryothérapie, n’a jamais été étudiée via essais cliniques randomisés traitement/placebo. 25 essais cliniques randomisés éligibles avec interventions non chirurgicales ont été identifiés. 11 ont été exclus pour différentes raisons, 5 étaient des études en cours de réalisation, restent 9 études à inclure dans la revue systématique (501 patients). Deux études ont été considérées à bas risque de biais, 6 à risque modéré de biais et une à haut risque. Vitamine A et rétinoïdes ont été testés par 5 essais cliniques randomisés, 2 études pour les béta-carotènes et les caroténoïdes, les autres médicaments testés étaient la bleomycine (1 étude), le mélange de thé (1 étude) et le ketorolac (1 étude). 1 étude a testé 2 traitements. La transformation maligne n’a été enregistrée que dans juste deux études : aucun des traitements testés n’a montré un bénéfice en comparaison avec un placebo. Le traitement à base de béta-carotène, lycopène et vitamine A ou rétinoïdes a été associé à des taux significatifs de résolution clinique, lorsque on le compare à aucun traitement ou à un placebo. Chaque fois qu’il a été rapporté, un taux élevé de rechute a été souvent observé. Les effets secondaires, de sévérité variable, ont été souvent décrits, cependant les traitements ont été souvent bien acceptés par les patients, puisque les taux de perdus de vue étaient similaires entre les groupes traitement et témoin. Conclusions des auteurs A cette date il n’y a aucune preuve de l’efficacité du traitement de la leucoplasie dans la prévention de sa transformation maligne. Les traitements devraient être efficaces dans la résolution de la lésion, cependant les rechutes et les effets secondaires sont fréquents.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 15791 hits | Imprimer | PDF |  Email
Médecine buccale (traitements)/Lésions buccales
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le traitement du lichen plan buccal Chan ESY, Thornhill M, Zakrzewska JJM Résumé en langue simplifiée Interventions pour le traitement du lichen plan buccal. Le lichen plan buccal est une maladie de cause inconnue, à long terme, douloureuse, causant des ulcères sur les bords de la bouche. Il n’y a aucune thérapie et un traitement est donné pour réduire la douleur. De nombreuses thérapies ont été utilisées mais cette revue systématique a trouvé que seul un petit nombre a déjà été comparé contre un placebo et que l’efficacité d’aucun agent n’a été confirmée dans des études séparées. Toutes les études ont rapporté que le traitement était efficace mais le degré d’incertitude était haut à cause du petit nombre de patients. Les effets secondaires toxiques n’ont été pris en considération que pour les agents pris en interne (systémique) par opposition à ceux appliqués sur la surface de la bouche. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Chan ESY, Thornhill M, Zakrzewska JJM. Interventions for treating oral lichen planus. Cochrane Database of Systematic Reviews 1999, Issue 2. Art. No.: CD001168. DOI: 10.1002/14651858.CD001168. This version first published online: April 26. 1999 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Le lichen plan oral est une maladie auto-immune chronique d’étiologie inconnue qui affecte la muqueuse buccale. Les formes symptomatiques sont douloureuses, tendentà s’aggraver avec l’age et les rémissions sont rares. Le traitement courant n’est que palliatif et non curatif, de nombreux agents topiques et systémiques ont été essayés avec peu de preuves fiables quant à leur efficacité. Objectifs Evaluer l'efficacité et la sécurité d'emploi de toute forme de thérapie palliative vs placebo pour le traitement du lichen plan oral symptomatique. Stratégie de recherche Bases de données électroniques (Cochrane Oral Health Group's Trials Register, MEDLINE, EMBASE, Best Evidence 2), recherche manuelle des compte-rendu de conférences et des journaux spécifiques, chercheurs dans ce domaine, industries du médicament. Aucune restriction de langue n'a été appliquée. Date de recherche la plus récente: Décembre 1998. Critères de sélection N’importe quelle étude par témoin placebo avec thérapie palliative du lichen plan buccal symptomatique, utilisant une conception randomisée ou semi randomisée et mesurant les changements dans les symptômes et/ou les signes cliniques. Recueil des données et analyse Changement dans les symptômes (douleur et inconfort) et dans les signes cliniques (impression visuelle, mesure des lésions) à la fin de la thérapie. Odds Ratio de l’amélioration versus aucune amélioration pour chaque objectif de l’étude et mise en commun si approprié. Résultats principaux Un total de 9 essais cliniques randomisés ont été identifiés. Les 9 interventions ont été regroupées en 4 classes séparées (ciclosporine, rétinoïdes, stéroïdes et photothérapie) pour les comparaisons. Aucune thérapie n’a été faite exactement en double, les plus proches sont deux essais cliniques utilisant des doses hautes et basses d’un bain de bouche à la ciclosporine. Seules les études enregistrant les mêmes variables dans chaque classe thérapeutique ont été mises en commun. Le plus grand nombre d’études groupées est de 3. Des grands OR avec des intervalles de confiance très larges indiquant une différence statistiquement significatif des bénéfices du traitement ont été vus dans tous les essais cliniques. Cependant ce fait doit être tempéré par le fait que la taille des études était petite, par un manque de reproductibilité, par la difficulté des mesures des changements des variables et par la très haute probabilité de biais de publication. Seuls les agents systémiques ont été associés avec des toxicités de traitement, tous les autres effets secondaires ont été modérés et principalement limités aux réactions locales de la muqueuse. Conclusions des auteurs Cette revue systématique n’apporte que de faibles preuves sur la supériorité des thérapies évaluées contre placebo pour le traitement palliatif des lichen plan oraux symptomatiques. Les résultats surlignent le besoin de plus larges essais cliniques randomisés contre placebo avec des mesures de variables plus attentivement choisies et standardisées avant que des comparaisons entre traitements puissent être proprement interprétées.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 10955 hits | Imprimer | PDF |  Email
Médecine buccale (traitements)/Glossodynie
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le traitement du syndrome « de la bouche qui brûle », ou glossodynie Zakrzewska JM, Forssell H, Glenny AM Résumé en langue simplifiée Il n’y a pas suffisamment d'éléments de preuve montrant l’effet des antalgiques, des hormones ou des antidépresseurs pour traiter le syndrome « de la bouche qui brûle », mais il existe des preuves indiquant qu’apprendre à gérer ce désordre, utiliser des anticonvulsivants et recourir à l’acide alpha-lipoïque peuvent aider. La sensation de brûlure sur les lèvres, la langue et dans la bouche est couramment appelée « syndrome de la bouche qui brûle » quand la cause est inconnue et qu’elle n’est pas le symptôme d’une autre maladie. D’autres symptômes incluent des sécheresses, une altération du goût et ils sont communément retrouvés chez des personnes anxieuses, dépressives ou avec des troubles de la personnalité. Les personnes les plus à risque sont les femmes après la ménopause. Les antidouleurs, les thérapies hormonales, les antidépresseurs ont tous été testés comme traitements possibles. Ces études n’ont pas encore prouvés leur efficacité. Des traitements pour aider les personnes à supporter cette maladie et l’utilisation d’acide alpha-lipoïque peuvent être bénéfiques. Il faut faire de plus amples recherches. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Glenny A-M, Fernandez Mauleffinch LM, Pavitt S, Walsh T. Interventions for the prevention and treatment of herpes simplex virus in patients being treated for cancer. Cochrane Database of Systematic Reviews 2009, Issue 1. Art. No.: CD006706. DOI: 10.1002/14651858.CD006706.pub2 This version first published online: January 21. 2009 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Se plaindre d’une sensation de brûlure dans la bouche peut être un symptôme d’une autre maladie ou celui d’un syndrome dont on ne connaît pas l’étiologie. Pour les patients chez qui aucune cause dentaire ou médicale n’est identifiée ou aucun signe buccal trouvé, le terme de glossodynie ou « syndrome de la bouche qui brûle » doit être utilisé. La particularité majeur de ce syndrome est un symptôme de douleur de type brûlure qui peut être localisé seulement à la bouche et/ou aux lèvres mais qui peut aussi s’étendre et concerner la totalité de la cavité buccale. Les prévalences reportées dans la population générale varient de 0,7% à 15%. Beaucoup de ces patients montrent des signes évidents d’anxiété, de dépression et de troubles de la personnalité. Objectifs Les objectifs de cet revue systématique sont de déterminer l’absence de nocivité et l’efficacité de n’importe quel traitement versus un placebo dans le soulagement des symptômes et l’amélioration de la qualité de vie, ainsi que d’estimer la qualité des études existantes. Stratégie de recherche Nous avons fait des recherches dans Cochrane Oral Health Group Trials Register (20 octobre 2004), Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL, The Cochrane Library , Issue 4, 2004), MEDLINE (Janvier 1966 à Octobre 2004), EMBASE (Janvier 1980 à Octobre). Le numéro 10 de Clinical Evidence de 2004, les comptes-rendus de conférences et les bibliographies provenant de publications ont été recherchés pour identifier des articles pertinents, sans tenir compte de la langue de publication. Critères de sélection Les études ont été sélectionnées selon les critères suivants : Conception des essais cliniques : essais cliniques et essais cliniques randomisés qui comparent un placebo avec un ou plusieurs traitements, Participants : patients avec un « syndrome de bouche qui brûle » ou glossodynie donc avec des douleurs au niveau des muqueuses de la bouche sans cause dentaire ou médicale apparente, Traitements : tous ceux qui ont été évalué dans des essais cliniques randomisés contre des placebos, Variable principale : soulagement des brûlures et de l’inconfort. Recueil des données et analyse Les articles ont été sélectionnés indépendamment par deux reviewers pour confirmer l’éligibilité puis extraire les données. Ces deux auteurs connaissaient l’identité des études. La qualité des essais cliniques inclus a été évaluée de manière indépendante, avec une attention particulière accordée à la technique de randomisation, à l’aveugle et à la gestion des perdus de vu. A cause de l’hétérogénéité clinique et statistique, la mise en commun des données était inappropriée. Résultats principaux Neuf essais cliniques ont été sélectionnés pour cette étude. Les traitements examinés étaient les antidépresseurs (2 essais cliniques), la thérapie comportementale cognitive (1 essai clinique), les analgésiques (1 essai clinique), la thérapie de substitution hormonale (1 essai clinique), l’acide alpha-lipoïque (3 essais cliniques) et les anticonvulsivants (1 essai clinique). Les critères de diagnostic n’étaient pas toujours clairement reportés. Sur les 9 essais cliniques inclus dans cette étude, seulement 3 traitements ont démontré une réduction des symptômes : l’acide alpha-lipoïque (3 essais cliniques), un anticonvulsivant, le clonazépam (1 essai clinique) et la thérapie comportementale cognitive (1 essai clinique). Seulement deux de ces études ont fait état de l’évaluation en aveugle de l’objectif. Bien qu’aucun des autres traitements examinés dans les études sélectionnées n’ait démontré une diminution significative des symptômes, cela est peut-être du à des défauts de méthodologie dans la conception des essais cliniques, ou à des échantillons de trop petite taille, plutôt qu’à un véritable manque d’efficacité. Conclusions des auteurs Compte tenu de la nature chronique du « syndrome de la bouche qui brûle », la nécessité d’identifier un mode de traitement efficace est primordial. Cependant, il n'existe que peu d'éléments pour guider ceux qui traitent des patients atteints de ce syndrome. Des essais cliniques supplémentaires, d’une grande qualité méthodologique, doivent être faits pour établir des formes de traitement efficaces pour les patients souffrant de ce syndrome.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 65681 hits | Imprimer | PDF |  Email
Halitose/Halitose
Auteur:Paul MONSARRAT
Gratte-langues pour le traitement de l’halitose Outhouse TL, Al-Alawi R, Fedorowicz Z, Keenan JV Résumé en langue simplifiée Gratte-langues pour le traitement de l’halitose. Les gratte-langues ou nettoyeurs de langue sont légèrement plus efficaces que les brosses à dents comme moyens de contrôle de l’halitose chez l’adulte. Cette revue systématique, qui inclut 2 essais (40 participants) démontre que, bien que l’utilisation de gratte-langue soit bien acceptée, les effets du nettoyage de la langue en utilisant des gratte-langues ou des brosses paraissent être de courte durée. Il n’y a que peu de preuves quant au trauma lingual apparaissant suite à l’utilisation prolongée d’un gratte-langue. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Outhouse TL, Al-Alawi R, Fedorowicz Z, Keenan JV. Tongue scraping for treating halitosis. Cochrane Database of Systematic Reviews 2006, Issue 2. Art. No.: CD005519. DOI: 10.1002/14651858.CD005519.pub2. This version first published online: April 19. 2006 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Le terme d’halitose est utilisé pour décrire une odeur désagréable de l’air expiré sans tenir compte de son origine. Des bains de bouche, qui déguisent les mauvaises odeurs buccales, sont socialement admis et généralement plus populaires que les gratte-langues. Objectifs Fournir des éléments de preuve quant à l’efficacité du gratte-langue versus d’autres types d’interventions (bains de bouche inclus) pour contrôler l’halitose. Stratégie de recherche Nous avons recherché dans les bases de données suivantes: Cochrane Oral Health Group Trials Register (Jusqu’au 15 Septembre 2005), Cochrane Central Register of Controlled Trials (The Cochrane Library, Issue 3 2005), MEDLINE 1966 à la première semaine de Septembre 2005), EMBASE de 1974 au 19 Septembre 2005. Critères de sélection Essais cliniques randomisés comparant différentes méthodes de nettoyage de langue pour réduire l’odeur buccale chez les adultes présentant une halitose. Recueil des données et analyse L’hétérogénéité clinique entre les deux essais inclus a exclu la mise en commun des données, par conséquent seul un résumé descriptif est présenté. Résultats principaux Cette revue systématique inclut 2 essais mettant en jeu 40 participants. Les deux études sont méthodologiquement valables mais n’incluent aucunes données pour les objectifs primaires spécifiés dans cette revue. Les objectifs secondaires ont pour but la mesure des niveaux de composés sulfurés volatiles (CSV) grâce à un moniteur analyseur portable de sulfures, dans les deux études. Un essai montre une réduction des niveaux de CSV de 42% pour le nettoyeur de langue, 40% pour le gratte-langue et de 33% pour la brosse à dents. La réduction des niveaux de CSV persiste plus longtemps avec le nettoyeur de langue qu’avec la brosse à dent mais n’a pas pu être détectée au delà des 30 minutes après l’intervention dans n’importe quelque groupe que ce soit. Des différences significatives sont détectées par les tests de rang Wilcoxon et Friedman au seuil de significativité p = 0,05. Le second essai, dans lequel les différences dans les valeurs totales des rangs entre les groupes sont calculées par la méthode de Dunn (p = 0,01), montre une réduction des niveaux de CSV comparé à ceux mesurés en baseline de 75% pour le gratte-langue et de 45% pour la brosse à dent. Les effets indésirables relevés dans une des études sont la nausée (60%) et le trauma lingual (10%) pour les gens utilisant la brosse à dent ou les participants réceptifs à l’utilisation du gratte-langue. En se basant sur les données indépendantes de ces deux études, il y a une différence significative entre l’efficacité soit du nettoyeur de langue soit du gratte-langue dans la réduction des niveaux de CSV lorsqu’on les compare aux brosses à dents. Conclusions des auteurs De faibles éléments de preuve montrent qu’il y a une petite mais significative différence dans la réduction des niveaux de CSV quand des nettoyeurs ou des gratte-langues plutôt que des brosses à dents sont utilisés pour réduire l’halitose chez l’adulte. Nous n’avons trouvé aucune preuve de haut niveau scientifique comparant un traitement mécanique avec d’autres formes de nettoyage de la langue.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 5141 hits | Imprimer | PDF |  Email

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