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Résultats 71 - 80 de 183

Chirurgie orale et maxillofaciale/Implants/Prothèses
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le remplacement de dents manquantes : maintien et rétablissement de la santé des tissus mous autour des implants dentaires Grusovin MG, Coulthard P, Jourabchian E, Worthington HV, Esposito M Résumé en langue simplifiée Interventions pour le remplacement de dents manquantes : maintien et rétablissement de la santé des tissus mous autour des implants dentaires. Les bains de bouche antimicrobiens peuvent aider à réduire la plaque et le saignement autour des implants dentaires, mais il n’y a aucune preuve que les brosses à dent électriques soient meilleures que les brosses à dent manuelles, ou que le brossage avec un gel soit meilleur qu’un autre. Les dents manquantes peuvent être remplacées pour des implants dentaires. Cependant, garder les gencives saines autour des implants est important, puisque ils peuvent être négativement affectés par la plaque dentaire à l'origine d'inflammation. La prévention de cela devrait inclure un nettoyage quotidien de l’implant par les patients et un nettoyage régulier par des hygiénistes ou des dentistes. Cette revue systématique a trouvé qu’il n’y a aucune preuve que des brosses à dents (sonique ou motorisée) soient meilleures que les brosses à dents manuelles et que le brossage par gel hyaluronique soit meilleur que le gel à base de chlorhexidine. Parmi les traitements professionnels administrés, il n’y a aucune preuve que l’acide phosphorique se distingue du détartrage et du polissage, que la chlorhexidine enfermée dans la partie interne de l’implant soit supérieure à la solution physiologique, et qu’un topique antibiotique inséré en sous-muqueux soit meilleur qu’un gel à la chlorhexidine. Cependant, il y a un élément de preuve en faveur du bain de bouche antibactérien à la Listerine, qui utilisé deux fois par jour après le brossage, pourrait aider à garder les gencives saines. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Grusovin MG, Coulthard P, Jourabchian E, Worthington HV, Esposito M. Interventions for replacing missing teeth: maintaining and recovering soft tissue health around dental implants. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008, Issue 1. Art. No.: CD003069. DOI: 10.1002/14651858.CD003069.pub3. This version first published online: July 22. 2002 Last assessed as up-to-date: November 06. 2007 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Il est important d’instituer une thérapie de support efficace pour maintenir ou rétablir les tissus mous sains autour des implants dentaires. Différents types de maintenance ont été suggérées, cependant on ne sait pas trop quelle est la plus efficace. Objectifs Tester les hypothèses nulles de non différence entre différentes méthodes pour: - La maintenance de la santé des tissus mous péri-implantaires - Le rétablissement de la santé des tissus mous, contre l’hypothèse alternative d’une différence. Stratégie de recherche Nous avons recherché dans Cochrane Oral Health Group’s Trials Register, Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL), MEDLINE et EMBASE. Une recherche manuelle a été effectuée sur plusieurs journaux dentaires. Nous avons vérifié les bibliographies des essais cliniques randomisés identifiés et les revues d’articles pertinents pour les études trouvées en dehors des journaux vus en manuel. Nous avons écrit aux auteurs de tous les essais cliniques randomisés identifiés, à plus de 55 fabricants d’implants dentaires et à un groupe de discussion internet, pour des essais cliniques non publiés ou en cours. Aucune restriction de langue n’a été appliquée. La dernière recherche électronique a été conduite le 13 Juin 2007. Critères de sélection Tous les essais cliniques randomisés comparant les agents ou les méthodes pour le maintien ou le rétablissement des tissus mous autour des implants dentaires. Recueil des données et analyse La recherche exhaustive de toutes les études éligibles, l’évaluation de la qualité méthodologique des essais cliniques et l’extraction des données ont été conduites en double et de manière indépendante par deux auteurs de revue systématique. Les résultats ont été exprimés selon des modèles à effets aléatoires en utilisant des différences moyennes standardisées pour les données continues et les risque relatifs pour les variables dichotomiques avec un intervalle de confiance à 95%. Résultats principaux 18 essais cliniques randomisés ont été identifiés. Neuf de ces études, comprenant un total de 238 patients, ont été incluses. Les suivis allaient de 6 semaines à 1 an. Aucune méta-analyse n’a pu être faite puisque tous les essais cliniques randomisés ont testé des méthodes différentes. Le bain de bouche à la listérine a montré une réduction de 54% de plaque et 34% de saignement marginal comparé au placebo. 2 essais cliniques ont évalué l’efficacité des brosses à dents (sonique et motorisée) et n’ont montré aucune différence statistiquement significative, bien que les patients préfèrent les brosses soniques. Aucune différence statistiquement significative n’a été trouvée entre le brossage avec un gel hyaluronique ou à la chlorhexidine, entre le nettoyage avec un gel de mordançage ou manuel, entre l’injection d’une solution physiologique ou de chlorhexidine dans la partie interne de l’implant et entre de la minocycline sous-muqueuse et un gel de chlorhexidine. Lorsque qu’un bain de bouche au fluorure d’amine ou d’étain (AmF/SnF2) est comparé à la chlorhexidine, aucune différence statistiquement significative n’a été trouvée dans les échecs implantaires et l’indice de coloration même si les patients ont préféré et ont eu moins de changement de goût avec le bain de bouche AmF/SnF2. L’irrigation auto-administrée de chlorhexidine en sous gingival, a montré une diminution statistiquement significative de la quantité de plaque et de saignement marginal par rapport à un bain de bouche à la chlorhexidine, malgré le fait que le bain de bouche ait été au dosage optimal. Conclusions des auteurs Les preuves sont peu importantes pour montrer quelles sont les meilleures méthodes de maintien, ou de rétablissement de la santé des tissus mous péri-implantaires. Les essais cliniques randomisés inclus ont des périodes de suivi courtes et peu de sujets. Il n’y a aucune preuve valable sur les méthodes les plus efficaces dans la maintenance à long terme. Cela ne doit pas être interprété comme une absence d’efficacité des traitements de maintenance courants. Il existe quelques faibles preuves montrant que le bain de bouche à la Listerine, utilisé deux fois par jour pendant 30 secondes, comme supplément dans l’hygiène orale de routine, est efficace dans la réduction de plaque et du saignement marginal autour des implants. De plus amples essais cliniques randomisés doivent être menés dans cette voie. En particulier, il existe un besoin définitif d’études puissantes afin de trouver des différences possibles, le tout en utilisant les mesures de la variable principale avec un suivi plus long. De telles études devraient être menées selon les recommandations CONSORT (www.consort-statement.org).
Samedi, 31 Janvier 2009 | 1893 hits | Imprimer | PDF |  Email
Chirurgie orale et maxillofaciale/Implants/Prothèses
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le remplacement de dents manquantes : traitement de la péri-implantite Esposito M, Grusovin MG, Kakisis I, Coulthard P, Worthington HV Résumé en langue simplifiée Interventions pour le remplacement de dents manquantes : traitement de la péri-implantite. Tout comme les dents naturelles, les implants dentaires peuvent être perdus à cause d’une maladie gingivale (péri-implantite). Cette revue systématique fait l’inventaire des traitements les plus efficaces pour juguler la péri-implantite. 7 études ont été incluses dans la revue systématique et évaluées selon 6 modalités de traitement. Dans une petite étude de courte durée (4 mois) il a été montré que l’utilisation en local d’antibiotiques en plus du nettoyage manuel en profondeur, diminue la profondeur des poches autour des implants de plus de 0,6 mm chez des patients affectés par des formes sévères de péri-implantite. Dans une autre petite étude de courte durée (6mois), il a été montré que le placement d’un substitut osseux de dérivé animal avec une membrane résorbable diminue la profondeur des poches de 0,5 mm de plus que l’os artificiel. La majorité des essais cliniques testant des thérapies plus complexes et chères ne montrent aucun avantage significatif cliniquement ou statistiquement par rapport au nettoyage mécanique profond autour des implants affectés. En conclusion, à ce jour, les preuves sont trop faibles pour déterminer quel est la manière la plus efficace pour traiter la péri-implantite. Il n’y a pas assez de preuves pour dire que les méthodes utilisées ne sont pas efficaces. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Esposito M, Grusovin MG, Kakisis I, Coulthard P, Worthington HV. Interventions for replacing missing teeth: treatment of perimplantitis. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008, Issue 2. Art. No.: CD004970. DOI: 10.1002/14651858.CD004970.pub3. This version first published online: October 18. 2004 Last assessed as up-to-date: April 14. 2008 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Un des facteurs clefs du succès à long terme des implants est la maintenance des tissus sains autour d’eux. L’accumulation de plaque bactérienne induit des changements inflammatoires des tissus mous tout autour des implants oraux et cela peut conduire à leur destruction progressive (péri-implantite) et de manière ultime à l’échec implantaire. Différentes stratégies de traitement ont été suggérées pour la péri-implantite, cependant il y a encore du flou sur leur efficacité. Objectifs Identifier les méthodes les plus efficaces pour le traitement de la péri-implantite des implants dentaires ostéointégrés. Stratégie de recherche Nous avons recherché dans Cochrane Oral Health Group’s Trials Register, Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL), MEDLINE et EMBASE. Une recherche manuelle a été menée sur plusieurs journaux dentaires. Nous avons vérifié les bibliographies des essais cliniques randomisés identifiés et des articles de revue pertinents en dehors de la recherche manuelle. Nous avons écrit à tous les auteurs des essais cliniques randomisés identifiés, à plus de 55 fabricants d’implants dentaires et à un groupe de discussion internet pour identifier des essais cliniques randomisés en cours d’écriture ou de publication. Aucune restriction de langue n’a été appliquée. La dernière recherche électronique a été conduite en Janvier 2008. Critères de sélection Tous les essais cliniques randomisés comparant des produits ou des méthodes de traitement de la péri-implantite des implants dentaires. Recueil des données et analyse La recherche exhaustive des études éligibles, l’évaluation de la qualité méthodologique des études et l’extraction des données ont été faites en double et indépendamment par deux auteurs de revue systématique. Nous avons contacté les auteurs pour compléter les informations manquantes. Les résultats ont été exprimés selon des modèles à effets aléatoires en utilisant des différences moyennes pondérées pour les variables continues et des risques relatifs sur les variables dichotomiques avec des intervalles de confiance à 95% IC. L’hétérogénéité a été évaluée en incluant des facteurs cliniques et méthodologiques. Résultats principaux 10 essais cliniques éligibles ont été identifiés, mais 3 ont été exclus. Les procédures suivantes ont été testées: - Utilisation des antibiotiques locaux versus débridement ultra-sonique - Bénéfices d’adjonction locale d’antibiotiques au débridement - Différentes techniques de débridement antibiotique - Débridement manuel versus laser et chlorhexidine en irrigation ou gel - Antibiothérapie systémique plus une chirurgie de résection plus deux antibiotiques locaux différents avec ou sans lissage de surface de l’implant - Utilisation d’hydroxyapatite nanocristalline versus Bio-Oss et membranes résorbables. Le suivi va de 3 mois à 2 ans. Les seules différences statistiquement significatives ont été observées dans deux essais cliniques jugés comme étant à trop haut risque de biais. Après 4 mois, l’adjonction d’antibiotiques locaux au débridement manuel chez des patients ayant perdu au moins 50 % de l’os autour des implants, a montré une amélioration moyenne des niveaux d’attache de 0,61 mm et une réduction de profondeur de poche de 0,59 mm. Apres 6 mois, les patients avec des défauts infra-osseux péri-implantaires de plus de 3 mm, traités avec du Bio-Oss et des membranes résorbables, ont gagné 0,5 mm de plus d’attachement (significativité borderline) et de profondeur de poche, que les patients traités avec une hydroxyapatite nanocristalline Conclusions des auteurs Les preuves sont faibles et ne font que suggérer les méthodes les plus efficaces pour le traitement de la péri-implantite. Nous ne pouvons cependant pas dire que les méthodes actuellement utilisées ne sont pas efficaces. L’utilisation d’antibiotiques locaux en plus du débridement manuel sous gingival, a été associée à une amélioration supplémentaire de 0,6 mm de la profondeur de poche et d’attache sur une période de 4 mois chez des patients affectés par des formes sévères de péri-implantite. Après 6 mois les deux thérapies sont apparues être couronnées de succès mais des améliorations de profondeur de poche et d’attachement (0,5 mm) ont été obtenues avec du Bio-Oss à membrane résorbable. Dans 4 essais cliniques, la thérapie témoin a consisté en un simple débridement mécanique sous-gingival, ce qui semble être suffisant pour obtenir des résultats similaires à des thérapies plus complexes et chères. Les tailles des échantillons sont très petites et le suivi trop court, donc ces conclusions doivent être considérées avec grande précaution. De plus amples essais cliniques randomisés mieux conçus sont nécessaires.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 4302 hits | Imprimer | PDF |  Email
Chirurgie orale et maxillofaciale/Implants/Prothèses
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le remplacement de dents manquantes : prise en charge des tissus mous pour les implants dentaires Esposito M, Grusovin MG, Maghaireh H, Coulthard P, Worthington HV Résumé en langue simplifiée Interventions pour le remplacement de dents manquantes : prise en charge des tissus mous pour les implants dentaires. Les implants dentaires sont généralement placés grâce à l’élévation d’un lambeau gingival, mais dans certains cas ils peuvent être également placés sans lambeau, ce qui réduit de fait l’inconfort post-opératoire. De nombreuses techniques de suture et de lambeau ont été proposées. Les tissus mous sont souvent manipulés et augmentés pour des raisons esthétiques. Il est souvent recommandé que les implants soient entourés par des tissus mous fermes, attachés ou kératinisés, plutôt que de la muqueuse mobile, pour améliorer le pronostic à long terme. Cette revue systématique a trouvé quelques éléments de preuves provenant de seulement deux études avec peu de patients, qui montrent que le placement sans lambeau des implants dentaires réduit l’inconfort post-opératoire (douleur et gonflement), sans mettre en péril le succès de l’implant (une seule étude seulement) chez les patients sélectionnés. Les preuves sont insuffisantes pour recommander un lambeau spécifique (deux petites études pilotes) ou une technique de sutures. Il n’y a aucun essai fiable indiquant si des techniques de correction ou d’augmentation des tissus mous sont nécessaires et laquelle est la meilleure, ou s’il est bénéfique d’augmenter la largeur de la muqueuse attachée kératinisée entourant les implants dentaires. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Esposito M, Grusovin MG, Maghaireh H, Coulthard P, Worthington HV. Interventions for replacing missing teeth: management of soft tissues for dental implants. Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 3. Art. No.: CD006697. DOI: 10.1002/14651858.CD006697. This version first published online: July 18. 2007 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Les implants dentaires sont généralement placés grâce à l’élévation d’un lambeau gingival, mais dans certains cas ils peuvent être également placés sans lambeau, ce qui réduit de fait l’inconfort post-opératoire. De nombreuses techniques de suture et de lambeau ont été proposées. Les tissus mous sont souvent manipulés et augmentés pour des raisons esthétiques. Il est souvent recommandé que les implants soient entourés par des tissus mous fermes, attachés ou kératinisés, plutôt que de muqueuse mobile, pour améliorer le pronostic à long terme. Objectifs Evaluer si: - Les procédures sans lambeau sont bénéfiques pour les patients et quelle est la conception idéale - Les techniques de correction et augmentation des tissus mous sont bénéfiques pour les patients et quelles sont les meilleures techniques - Les techniques pour augmenter la muqueuse kératinisée péri-implantaire sont un bénéfice pour les patients et quelles sont les meilleures techniques, ainsi que les meilleures techniques/matériaux pour une bonne suture. Stratégie de recherche Cochrane Oral Health Group’s Trial Register, Cochrane Central Register of Controlled Trials, MEDLINE et EMBASE ont été interrogés. Une recherche manuelle a été effectuée sur plusieurs journaux dentaires. Les auteurs de tous les essais cliniques identifiés, un groupe de discussion internet et 55 fabricants d’implants dentaires ont été contactés pour trouver des essais cliniques randomisés non publiés. La dernière recherche électronique a été conduite le 15 Janvier 2007. Critères de sélection Tous les essais cliniques randomisés d’implants dentaires ostéointégrés pour remplacement radiculaire comparant plusieurs techniques de prise en charge des tissus mous en relation avec les implants dentaires. Les variables mesurées sont : les échecs prothétiques et implantaires, l’esthétique évaluée par le patient et le praticien, les complications biologiques, la douleur post-opératoire, la préférence du patient, la facilité de maintenance par le patient et la largeur de la muqueuse kératinisée/attachée. Recueil des données et analyse La recherche exhaustive d’études éligibles, l’évaluation de la qualité méthodologique des essais cliniques et l’extraction des données ont été conduites en double et de manière indépendante par deux reviewers. Les auteurs ont été contactés pour des informations manquantes. Les résultats sont exprimés selon des modèles à effets aléatoires en utilisant les différences moyennes pour les variables continues et les risques relatifs pour les variables dichotomiques avec des intervalles de confiance (IC) à 95%. L’hétérogénéité a été évaluée en incluant des facteurs méthodologiques et cliniques. Résultats principaux 8 essais cliniques randomisés potentiels ont été identifiés et 5 essais cliniques incluant 140 patients au total ont été inclus. 2 essais cliniques (100 patients) comparant les placements sans lambeau des implants dentaires avec une élévation de lambeau conventionnelle, 2 essais cliniques (20 patients) avec des incisions crestales versus incisions vestibulaires, et une étude (20 patients) comparant le laser Erbium :YAG versus élévation de lambeau à la seconde étape implantaire lors de l’exposition de l’implant. Sur la base d'une analyse par patient plutôt que par implant, les implants placés par une technique sans lambeau ou les expositions implantaires faites par laser, ont induit significativement moins de douleurs post-opératoires que par une élévation de lambeau. Il n’y a aucune autre différence statistiquement significative concernant le reste des analyses. Conclusions des auteurs Le placement implantaire sans lambeau est faisable et a montré une réduction de l’inconfort post-opératoire chez des patients sélectionnés de manière adéquate. Les preuves fiables sont insuffisantes pour fournir des recommandations sur quelles sont les meilleur(e)s techniques/matériaux pour incision/suture, ou si les techniques pour corriger/augmenter les tissus mous péri-implantaires ou pour augmenter la largeur de la muqueuse attachée/kératinisée sont bénéfiques aux patients ou non. Des essais cliniques randomisés proprement conçus et conduits, sont nécessaires pour fournir des réponses fiables à ces questions.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 2112 hits | Imprimer | PDF |  Email
Chirurgie orale et maxillofaciale/Implants/Prothèses
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le remplacement de dents manquantes : chirurgie pré-prothétique versus implants dentaires Coulthard P, Esposito M, Worthington HV, Jokstad A Résumé en langue simplifiée Interventions pour le remplacement de dents manquantes : chirurgie pré-prothétique versus implants dentaires. Les preuves sont minces pour montrer que les patients sont généralement moins satisfaits avec une denture conventionnelle après chirurgie orale pour améliorer la rétention de la prothèse plutôt qu'avec une prothèse retenue par les implants. Plus de preuves sont nécessaires pour comparer la chirurgie orale et les implants dentaires afin de retenir les dents de personnes qui ne peuvent les conserver. Certaines personnes qui ont besoin de dents auront des problèmes à les garder en place à cause de la forme de leurs gencives, de leurs mâchoires, ou de leur structure musculaire dans la bouche. La chirurgie peut être entreprise pour essayer et améliorer la rétention des dents (chirurgie pré-prothétique). Une autre option est l’utilisation d’un implant pour placer une overdenture, c’est-à-dire des dents attachées sur des implants ancrés dans l’os de la mâchoire. Cette revue systématique a montré qu’il n’y a pas assez de preuves pour montrer quelles techniques chirurgicales, quels types d’implants ou de dents pourraient avoir de meilleurs résultats. Cependant, il y a quelques éléments suggérant que les patients pourraient préférer les implants à la chirurgie traditionnelle. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Coulthard P, Esposito M, Worthington HV, Jokstad A. Interventions for replacing missing teeth: preprosthetic surgery versus dental implants. Cochrane Database of Systematic Reviews 2002, Issue 4. Art. No.: CD003604. DOI: 10.1002/14651858.CD003604. This version first published online: October 21. 2002 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte La chirurgie pré-prothétique se réfère à des procédures chirurgicales qui peuvent modifier l’anatomie orale afin de faciliter la rétention des dents conventionnelles. Les implants ostéointégrés offrent un traitement alternatif pour améliorer cette rétention. Une prothèse dentaire peut être connectée par des attachements spéciaux aux implants placés dans la mâchoire. Objectifs Tester l’hypothèse nulle d’aucune différence dans le succès (satisfaction du patient et morbidité) et dans le rapport coût/efficacité entre les prothèses conventionnelles, qui nécessitent de la chirurgie pré-prothétique CPP, et de la prothèse ancrée sur implants PAI qui ne nécessite pas de chirurgie pré-prothétique, contre l’hypothèse alternative d’une différence. Stratégie de recherche Nous avons cherché dans Cochrane Oral Health Group Trials Register (Mai 2002), CENTRAL (The Cochrane Library 2002, Issue 2002), MEDLINE et EMBASE (Mai 2002). En plus 55 compagnies d’implants ont été contactées et les bibliographies des articles de revues ont été vérifiées pour trouver des études en dehors des journaux (recherche manuelle), et des références personnelles ont été cherchées. Critères de sélection Essais cliniques randomisés comparant la chirurgie pré-prothétique et les prothèses sur implants pour améliorer la rétention des prothèses. Recueil des données et analyse Les données ont été extraites de manière indépendante, en double, par deux auteurs de revue systématique. Les auteurs ont été contactés pour les détails de randomisation, et une évaluation de la qualité et de la conception de l’étude, a été menée. Les recommandations statistiques de la Collaboration Cochrane ont été suivies. Résultats principaux Une étude, contenant 60 participants, rapportée dans 4 articles, a été identifiée pour l’inclusion dans la revue systématique. Aucune étude n’a été exclue. Il y a une différence statistiquement significative entre les scores moyens de satisfaction, avec des patients du groupe PAI qui sont en général plus satisfaits à 1 an (Différence Moyenne Pondérée DMP = -0,66 avec 95% IC -1,28 à -0,04) et à 5 ans (DMP = -0,90 avec 95% IC -1,74 à -0,06). La mesure de la sensation altérée de la lèvre inférieure et du menton a été effectuée à 1 an et 5 ans. Il n’y avait aucune différence statistiquement significative à n’importe quel moment et aucun patient n’a eu de sensation altérée à 5 ans. Conclusions des auteurs Les preuves, provenant des résultats d’un essai clinique randomisé incluant 60 sujets, sont faibles, mais montrent que les patients sont généralement moins satisfaits par la chirurgie pré-prothétique et une prothèse conventionnelle que par une prothèse sur implants. Il y a un besoin de plus amples essais cliniques mieux conçus, comparant le succès et le rapport coût/efficacité de la chirurgie pré-prothétique et des prothèses implanto-portées. De tels essais cliniques devraient être mis en place selon les recommandations CONSORT (www.consort-statement.org). Cependant, étant donné que la chirurgie pré-prothétique est parfois considérée comme un traitement obsolète de nos jours, puisque presque entièrement remplacée par des thérapeutiques implantaires, il pourrait arriver que de nouveaux essais cliniques randomisés sur ce sujet ne soient pas bien conçus.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 1745 hits | Imprimer | PDF |  Email
Cancer oral/Prévention
Auteur:Paul MONSARRAT
Programmes de dépistage pour la détection précoce et la prévention des cancers buccaux Kujan O, Gleeny A-M, Oliver R, Thakker N, Sloan P Résumé en langue simplifiée Programmes de dépistage pour la détection précoce et la prévention des cancers buccaux. Plus de preuves sont nécessaires pour déterminer si des programmes de dépistage peuvent détecter plus précocement des cancers buccaux et réduire ainsi la mortalité. Le cancer de la bouche et de l’arrière de la gorge (cancer oro-pharyngé) présente un taux de survie bas, surtout parce que la maladie est souvent non diagnostiquée jusqu’à ce qu’elle soit dans un stade avancé. Le dépistage de la population générale pour les cancers oro-pharyngés pourrait rendre possible la détection des stades précoces de la maladie. La méthode traditionnelle est l’inspection visuelle par un clinicien, mais d’autres techniques existent comme l’utilisation d’un colorant bleu et la technique d’imagerie médicale. Cette revue montre qu’il n’y a pas assez de preuves pour décider si le dépistage par inspection visuelle réduit le taux de mortalité des cancers buccaux. Quant aux autres techniques de dépistage, aucune preuve n’est disponible. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Kujan O, Glenny AM, Oliver R, Thakker N, Sloan P. Screening programmes for the early detection and prevention of oral cancer. Cochrane Database of Systematic Reviews 2006, Issue 3. Art. No.: CD004150. DOI: 10.1002/14651858.CD004150.pub2. This version first published online: October 20. 2003 Last assessed as up-to-date: May 23. 2006 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Les programmes de dépistage pour la majorité des cancers, comme les cancers de la poitrine et du col de l’utérus, ont réellement permis une diminution de l’incidence de ces cancers. Bien que les cancers de la sphère buccale soient un problème général de santé, avec une augmentation de l’incidence et des taux de mortalité, aucun programme de dépistage en population générale n’a été mis en place. A ce jour, il y a débat sur l’emploi de méthodes de dépistage des cancers buccaux en pratique quotidienne de routine chez les professionnels de santé. Objectifs Evaluer l’efficacité des méthodes courantes de dépistage dans la diminution de la mortalité par cancer buccal. Stratégie de recherche Bases de données électroniques : MEDLINE, CANCERLIT, EMBASE, le Cochrane Central Register of Controlled Trials de 1966 à Juillet 2005 (The Cochrane Library – Issue 3, 2005), Bibliographies, Recherche manuelle dans les journaux spécifiques, Les auteurs ont été contactés pour identifier d’autres données publiées ou non. Critères de sélection Essais cliniques randomisés sur le dépistage des cancers buccaux ou des signes précurseurs des lésions buccales, en utilisant l’examen visuel, le bleu de toluidine, l’imagerie par fluorescence ou la biopsie par frottis. Recueil des données et analyse La recherche a donné 112 citations qui ont été analysées. Un essai clinique randomisé sur les stratégies de dépistage des cancers buccaux a été identifié comme répondant aux critères d’inclusion de cette revue. L’évaluation de sa validité, l’extraction des données et l’évaluation statistique ont été entrepris par deux auteurs de la revue systématique de manière indépendante. Résultats principaux Une étude clinique randomisée sur 10 ans a été incluse : 13 groupes soit 191873 participants. Il n’y a aucune différence dans les taux de mortalité, standardisés sur l’âge, par cancer buccal pour le groupe dépisté 16,4/100000 personnes années contre 20,7/100000 personnes années pour le groupe témoin. Chose intéressante, on enregistre une réduction significative de 34% de la mortalité chez les sujets à haut risque, entre la cohorte d’intervention 29,9/100000 personnes années et la branche témoin 45,4/100000. Cependant cette étude possède quelques faiblesses. De plus l’étude n’apporte aucune information relative aux coûts, à la qualité de vie ou aux caractéristiques du dépistage comme les faux positifs et faux négatifs. Conclusions des auteurs Vu la pauvreté en preuves (seulement un essai clinique randomisé inclus) et la faiblesse de la puissance méthodologique de l’étude incluse, il est correct de dire que les faisceaux de preuves sont insuffisants pour supporter ou réfuter l’utilisation de l’examen visuel comme méthode de dépistage pour les cancer buccaux dans la population générale. De plus, aucune preuve robuste ne permet de suggérer que les autres méthodes de dépistage, le bleu de toluidine, l’imagerie par fluorescence ou le frottis sont bénéfiques ou nuisibles. De futures études de haute qualité, pour déterminer l’efficacité, l’efficience et les couts de dépistage, sont nécessaires pour un meilleur usage des ressources en santé publique. De plus, des études sont nécessaires pour élucider l’histoire naturelle de ces cancers, les méthodes de prévention et l’efficacité du dépistage opportuniste dans les groupes à haut risque. Il faut également mettre en place de nouvelles études sur des modalités de traitement améliorées pour les cancers buccaux et les lésions précancéreuses.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 2059 hits | Imprimer | PDF |  Email
Cancer oral/Traitement
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le traitement des cancers oraux et oro-pharyngés : traitement chirurgical Oliver R, Clarkson JE, Conway D, Glenny A-M, Macluskey M, Pavitt S, Sloan P, The CSROC Expert Panel , Worthington HV Résumé en langue simplifiée Les interventions chirurgicales pour le traitement des cancers oraux (bouche) et oro-pharyngés (gorge). Les cancers oraux et oro-pharyngés sont des maladies significatives d’expansion mondiale avec plus de 400.000 personnes la développant chaque année et avec une incidence en pleine augmentation. 2 symptômes communs du cancer buccal sont l’ulcère qui ne cicatrise pas, ou une douleur et un inconfort persistants dans la bouche. Le taux de survie de ces cancers est bas avec seulement la moitié des patients qui survivent. Dans de nombreux pays, la chirurgie demeure la première ligne de traitement pour le cancer oral, bien que la radiothérapie, chimiothérapie et l’immunothérapie/biothérapie soient aussi utilisés (soit seuls soit en combinaison). Le but de cette revue systématique est d’établir quels traitements, mettant en jeu une procédure chirurgicale seule ou en association avec n’importe quel autre type de traitement, sont les plus efficaces pour les cancers oraux et oro-pharyngés et donnent les meilleurs espoirs en terme de survie et de qualité de vie pour le patient. Cette revue systématique a trouvé une faible preuve montrant que la chirurgie en association avec une autre option de traitement (chimiothérapie et radiothérapie) peut être bénéfique pour le patient en terme de survie globale et de guérison. Cependant très peu d’études rapportent les évènements indésirables associés au traitement ou à la qualité de vie subséquente. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Oliver R, Clarkson JE, Conway D, Glenny AM, Macluskey M, Pavitt S, Sloan P, The CSROC Expert Panel, Worthington HV. Interventions for the treatment of oral and oropharyngeal cancers: surgical treatment. Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 4. Art. No.: CD006205. DOI: 10.1002/14651858.CD006205.pub2. This version first published online: October 17. 2007 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Les cancers oraux ou oro-pharyngés peuvent être pris en charge par chirurgie seule ou en association avec de la radiothérapie, chimiothérapie et immunothérapie/biothérapie. Les opinions sur le traitement chirurgical, l’association thérapeutique optimale et la séquence des traitements dans les thérapies associatives, varient énormément. Objectifs Déterminer quelles modalités de traitement chirurgical pour les cancers oraux et oro-pharyngés conduisent aux meilleures issues en comparaison avec d’autres combinaisons à base de chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie ou immunothérapie/biothérapie. Stratégie de recherche Recherche électronique dans le Cochrane Oral Health Group Trials Register, CENTRAL, MEDLINE, OLDMEDLINE, EMBASE, AMED et la National Cancer Trials Register. Les listes de référence provenant des articles pertinents ont été analysées et les auteurs des essais cliniques éligibles ont été contactés. Date des recherches les plus récentes : Juillet 2007. Critères de sélection Essais cliniques randomisés avec chirurgie seule ou en association avec chimiothérapie, radiothérapie ou immunothérapie/biothérapie pour le traitement du premier cancer oral ou oro-pharyngé ou les deux. Recueil des données et analyse Un minimum de deux auteurs de la revue systématique ont conduit l’extraction des données. Les risques relatifs ont été calculés pour les variables dichotomiques à différents intervalles de temps, et les rapports de risque ont été extraits ou calculés pour la survie sans maladie, la mortalité totale et la mortalité liée à la maladie. Des informations additionnelles ont été recherchées auprès des auteurs des essais cliniques. Les données sur les événements indésirables ont été collectées à partir des rapports des essais cliniques. Résultats principaux 31 essais cliniques ont satisfait aux critères d’inclusion, seulement 13 d’entre eux ont été évalués comme à bas risque de biais. Les essais cliniques ont été groupés en 12 comparaisons principales. Il n’y avait aucun essai clinique comparant différentes modalités chirurgicales sur la tumeur primaire elle-même. Cependant, il y avait un certain nombre d’essais cliniques comparant différentes approches de prise en charge des nœuds lymphatiques cervicaux. La majorité des classes de traitement en évaluation était la chirurgie en association avec d’autres modalités de traitement. Comme les classes de traitement individuels variaient avec chaque comparaison, la méta-analyse s’est révélée être inappropriée dans de nombreux cas. Seulement 2 essais cliniques ont pu être mis en commun, comparant de manière concomitante la radio/chimiothérapie (avec la chirurgie) versus radiothérapie (avec chirurgie). Une différence statistiquement significative a été montrée pour le taux de survie sans maladie (RR = 0,77, IC 95% 0,64 à 0,92) et pour la mortalité totale (RR = 0,78, IC 95% 0,64 à 0,95) en faveur du bras ayant reçu de manière concomitante chimiothérapie et radiothérapie (avec chirurgie). Aucun autre régime de traitement n’a montré des résultats cohérents statistiquement significatifs à travers les variables mesurées. Conclusions des auteurs Il y a une preuve que l’association radio/chimiothérapie (avec la chirurgie) est plus efficace que la radiothérapie (avec la chirurgie) et peut être un avantage pour les patients avec des cancers oraux et oro-pharyngés plus avancés. Comme ces essais cliniques se sont basés sur des études tête et cou, des études futures devraient évaluer cette option de traitement spécifiquement pour les cancers oraux et oro-pharyngés séparément, et également se baser sur les phases de la tumeur et son impact sur les variables. Des études ont déjà été encouragées à évaluer des données sur la spécificité du site et sur les étapes pour les cancers oraux et oro-pharyngés. De futurs essais cliniques devraient inclure une évaluation de qualité de vie liée à la santé comme objectif de mesure. Il y a un besoin en une approche consolidée et standardisée afin de mesurer au mieux les effets secondaires.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 3104 hits | Imprimer | PDF |  Email
Cancer oral/Soins buccaux pour les patients atteints de cancer
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le traitement des candidoses orales chez des patients cancéreux sous traitement Worthington HV, Clarkson JE, Eden TOB Résumé en langue simplifiée Interventions pour le traitement des candidoses orales chez des patients cancéreux sous traitement. Les médicaments antifongiques comme le ketonazole et le clotrimazole devraient être capables de soigner les muguets buccaux causés par le traitement du cancer. Le traitement du cancer peut conduire à des infections fongiques sévères (candidoses, appelées muguet) dans la bouche. Ceci peut causer des douleurs, des difficultés dans l’alimentation ainsi que des séjours à l’hôpital plus longs. L’infection peut quelques fois s’étendre à travers le corps et devenir potentiellement mortelles. Les différents médicaments sont utilisés pour essayer d’améliorer la candidose. Il existe de faibles preuves que les médicaments antifongiques puissent soigner les infections fongiques dans la bouche des gens avec un cancer. Il est possible que les médicaments comme le ketoconazole et le clotrimazole, qui sont absorbés totalement ou partiellement dans le tractus gastro-intestinal soient plus efficaces que ceux qui ne sont pas absorbés (comme la nystatine), mais plus de recherches sont nécessaires. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Worthington HV, Clarkson JE, Eden TOB. Interventions for treating oral candidiasis for patients with cancer receiving treatment. Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 2. Art. No.: CD001972. DOI: 10.1002/14651858.CD001972.pub3. This version first published online: January 21. 2002 Last assessed as up-to-date: February 05. 2007 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Le traitement du cancer est de plus en plus efficace mais il est associé à des effets secondaires à moyen et long termes. Les effets secondaires oraux, incluant les candidoses orales, restent la source majoritaire de maladies malgré l’utilisation d’une grande variété d’agents pour les traiter. Objectifs Evaluer l’efficacité des interventions sur le traitement des candidoses buccales chez les patients cancéreux sous radiothérapie, chimiothérapie ou les deux. Stratégie de recherche Des recherches informatisées dans Cochrane Oral Health Group et PaPaS Trials Registers, CENTRAL, MEDLINE, EMBASE, CINAHL, CANCERLIT, SIGLE et LILACS ont été entreprises. Les bibliographies provenant des articles pertinents ont été scannées et les auteurs des études éligibles contactés pour identifier d’autres essais cliniques et obtenir des informations supplémentaires. Date des recherches les plus récentes : Juin 2006. CENTRAL (The Cochrane Library 2006, Issue 2). Critères de sélection Tous les essais cliniques randomisés comparant les agents prescrits pour traiter les candidoses orales chez les gens recevant une chimiothérapie ou une radiothérapie pour soigner le cancer. Les critères de jugement sont l’éradication des candidoses buccales, la dysphagie, l’infection systémique, la quantité d’analgésique, la durée d’hospitalisation, le coût, et la qualité de vie du patient. Recueil des données et analyse Les données ont été extraites de manière indépendante, en double, par deux auteurs de revue systématique. Les auteurs ont été contactés à propos de détails sur la randomisation, la conception de l’étude et une évaluation qualitative a été menée. Les risques relatifs ont été calculés par des modèles à effets aléatoires. Résultats principaux 9 essais cliniques mettant en jeu 658 patients, ont satisfait aux critères d’inclusion et ont été inclus dans cette revue systématique. Seulement deux agents, chacun dans une seule étude, ont été identifiés comme étant efficaces pour l’éradication des candidoses orales. Un médicament absorbé par le tractus intestinal, ketoconazole, était plus bénéfique que le placebo pour l’éradication des candidoses buccales (Risque relatif RR = 3,61, 95% IC 1,47 à 8,8). Le clotrimazole, à la plus forte dose de 50 mg était plus efficace qu’à la plus faible dose 10 mg pour éradiquer la candidose, lorsqu’on mène une évaluation mycologique (RR=2,00, 95%IC 1,11 à 3,60). Des 5 études incluses dans cette méta-analyse, 3 étaient à haut risque de biais et 2 à risque modéré de biais. Une autre étude a démontré qu’il n’y avait aucune différence statistiquement significative entre une dose de 10mg d’un médicament partiellement absorbé, le clotrimazole, et un placebo. Aucune différence n'a été trouvée lorsqu’on compare les différents médicaments absorbés, ainsi que lorsqu’on compare les drogues absorbées avec les drogues qui ne sont pas absorbées. Conclusions des auteurs Il existe une preuve faible et peu fiable montrant que les médicaments absorbés, ketoconazole, pourraient éradiquer les candidoses buccales et qu’une dose supérieure d’un médicament partiellement absorbé, clotrimazole, pourrait donner un meilleur bénéfice qu’une dose plus basse 10mg. Cependant les chercheurs devraient souhaiter prévenir plutôt que traiter les candidoses buccales. Des essais cliniques placebo témoin mieux conçus, évaluant l’efficacité des traitements anciens et nouveaux des candidoses buccales, sont nécessaires.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 2888 hits | Imprimer | PDF |  Email
Cancer oral/Soins buccaux pour les patients atteints de cancer
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le traitement des mucites orales chez les patients cancéreux sous traitement Clarkson JE, Worthington HV, Eden TOB Résumé en langue simplifiée Interventions pour le traitement des mucites orales chez les patients cancéreux sous traitement. L’utilisation d’un bain de bouche à l’allopurinol, des GM-CSF, d’immunoglobulines ou d’extrait de placenta humain peut améliorer ou soigner les ulcères causés par le traitement du cancer. Les traitements anti-cancéreux peuvent provoquer de sévères ulcères dans la bouche. Ceux-ci peuvent être douloureux et lents à cicatriser. Les options thérapeutiques sont la prise de cachets, l'utilisation d'un bain de bouche, ou différentes formes de protection, avant et pendant le traitement anti-cancéreux. Cette revue systématique n'apporte que de faibles éléments de preuve en faveur de l'efficacité du bain de bouche à l'allopurinol, des GM-CSF, des immunoglobulines ou d’extrait de placenta humain contre les ulcères. La morphine peut pallier la douleur. Bien que l'utilisation de morphine automatique induise des effets similaires à une utilisation gérée personnellement par le patient, les patients utilisent moins de morphine lorsqu'ils contrôlent eux-mêmes les doses. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Clarkson JE, Worthington HV, Eden TOB. Interventions for treating oral mucositis for patients with cancer receiving treatment. Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 2. Art. No.: CD001973. DOI: 10.1002/14651858.CD001973.pub3. This version first published online: January 21. 2002 Last assessed as up-to-date: February 16. 2007 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Le traitement du cancer est de plus en plus efficace mais est associé à des effets secondaires à court et long terme. Les effets secondaires buccaux, incluant la mucite, (ulcérations buccales) reste une source majeure de maladie malgré l’utilisation d’une grande variété d’agents pour la soigner. Objectifs Evaluer l’efficacité des interventions sur la mucite buccale, ou sa douleur associée, chez des patients cancéreux sous chimiothérapie, radiothérapie ou les deux. Stratégie de recherche Recherches informatiques dans Cochrane Oral Health Group’s Trials Register, Cochrane Pain, Palliative and Supportive Care Group’s Trials Register, CENTRAL (The Cochrane Library 2006, Issue 2), MEDLINE, EMBASE. Les bibliographies provenant des articles pertinents ont été analysées et les auteurs des essais cliniques éligibles ont été contactés pour identifier des essais cliniques et obtenir des informations additionnelles. La date des recherches les plus récentes est Juin 2006. Critères de sélection Tous les essais cliniques randomisés comparant des agents prescrits pour traiter les mucites buccales chez les patients recevant une chimiothérapie, une radiothérapie ou les deux. Les variables étaient la présence d’une mucite, le temps nécessaire à la cicatrisation, la douleur, la durée de contrôle de la douleur, la dysphagie, l’infection systémique, la quantité d’analgésiques, la durée d’hospitalisation, le coût et la qualité de vie. Recueil des données et analyse Les données ont été extraites de manière indépendante en double par deux auteurs de la revue systématique. Les auteurs ont été contactés pour obtenir des détails sur la randomisation, l’aveugle ou la conception de l’étude. L’évaluation qualitative a été menée sur ces trois critères. Les recommandations statistiques de la Cochrane Oral Health Group ont été suivies et les risques relatifs calculés en utilisant des modèles à effets fixes. Résultats principaux 26 essais cliniques mettant en jeu 1352 patients ont satisfait aux critères d’inclusion. 4 agents, chacun dans une seule étude, ont été trouvés comme étant efficaces dans l’amélioration (allopurinol RR = 3,33 avec IC 95% 1,06 à 10,49 ; GMCSF RR = 4,23 avec IC 95% 1,35 à 13,24 ; Immunoglobulines RR = 1,81 avec IC 95% 1,24 à 2,65 ; extrait de placenta humain RR = 4,50 IC 95% 2,29 à 8,86) ou l’éradication des mucites (allopurinol RR = 19 avec IC 95% 1,17 à 307,63). Trois de ces études ont été évaluées comme présentant un risque modéré de biais et une a été considérée comme à haut risque de biais. Les agents suivants n’ont pas été évalués comme efficaces : benzydamine HCI, sucralfate, tetrachlorodecaoxide, chlorhexidine plus « solution miracle » (lidocaine en solution, hydrochloride de diphehydramine et une suspension d’hydroxyde d’aluminium). 6 études ont comparé le temps de cicatrisation et la mucite paraît cicatriser plus vite en présence de deux thérapies : GMCSF en comparaison avec la polyvidone iodée (différence moyenne de -3,5 jours avec IC 95% -4,1 à -2,9) et l’allopurinol par rapport au placebo (différence moyenne de -4,5 jours avec IC 95% -5,8 à -3,2). 3 essais cliniques ont comparé le contrôle de l’analgésie par le patient (CAP) aux méthodes de perfusions continues. Il n’y a aucune preuve d’une différence, cependant moins d’opiacés sont utilisés par heure pour le CAP et la durée de la douleur est plus courte. 1 étude a démontré que l’analgésie basée sur la pharmacocinétique (CAPPC) réduisait la douleur en comparaison avec le CAP. Cependant plus d’opiacés sont utilisés pour le CAPPC. Conclusions des auteurs Les preuves sont faibles et peu fiables pour montrer que l’allopurinol en bain de bouche, le GMCSF, les immunoglobulines ou l’extrait de placenta humain puisse améliorer ou éradiquer la mucite. Il n’y a pas de preuves que le CAP est meilleur que la méthode de perfusion continue dans le contrôle de la douleur, cependant moins d’opiacés sont utilisés par heure et la durée de la douleur est plus courte par CAP. De plus nombreux essais cliniques bien conçus, contre placebo, évaluant l’efficacité des bains de bouche à l’allopurinol, du GMCSF, des immunoglobulines et de l’extrait de placenta humain, d' autres thérapies que celles présentées dans cette revue systématique ainsi que des nouveaux traitements de la mucite, sont nécessaires.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 6836 hits | Imprimer | PDF |  Email
Cancer oral/Soins buccaux pour les patients atteints de cancer
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour la prévention de l’apparition des candidoses buccale chez les patients cancéreux sous traitement Clarkson JE, Worthington HV, Eden TOB Résumé en langue simplifiée Interventions pour la prévention de l’apparition des candidoses buccale chez les patients cancéreux sous traitement. Il est prouvé que des médicaments anti-fongiques peuvent prévenir les candidoses orales (muguet) causées par les traitements anti-cancéreux, mais la nystatine ne semble pas fonctionner. Les traitements contre le cancer peuvent conduire à de sévères infections mycosiques dans la bouche. Cela peut causer un inconfort, des douleurs, des difficultés à s’alimenter, de longs séjours en milieu hospitalier et plus inquiétant encore, des infections systémiques mettant en jeu le pronostic vital. Différents médicaments sont utilisés pour essayer de prévenir ces états. Cette revue systématique a trouvé des preuves parmi un grand nombre d’essais montrant que certains médicaments anti-fongiques (ceux absorbés et partiellement absorbés dans l’organisme) aident à prévenir les infections par les champignons dans la bouche. D’autres médicaments couramment utilisés comme la nystatine, qui ne sont pas absorbés par l’organisme, ne fonctionnent pas. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Clarkson JE, Worthington HV, Eden TOB. Interventions for preventing oral candidiasis for patients with cancer receiving treatment. Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 1. Art. No.: CD003807. DOI: 10.1002/14651858.CD003807.pub3. This version first published online: July 22. 2002 Last assessed as up-to-date: November 07. 2006 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Le traitement contre le cancer est très efficace mais il est aussi associé à des effets secondaires à court ou long terme. Les effet secondaires oraux restent une cause majeure de maladie malgré l’utilisation de nombreux agents qui tentent de les prévenir et de les traiter. Un de ces effets secondaires est la candidose orale. Objectifs Evaluer l’efficacité des interventions (y compris des placebo ou aucun traitement) pour prévenir les candidoses buccales chez des patients atteints de cancer sous chimiothérapie ou radiothérapie, ou les deux. Stratégie de recherche Des recherches informatiques sur la Cochrane Oral Health Group et PaPaS Trials Registers, CENTRAL, MEDLINE, EMBASE, CINAHL, CANCERLIT, SIGLE et LILACS ont été entreprises. Les bibliographies des études pertinentes ont été recherchées et les auteurs d’essais contactés pour identifier d’autres essais et obtenir des informations supplémentaires. La date de la recherche la plus récente : Juin 2006 : CENTRAL (The Cochrane Library 2006, Issue 2). Critères de sélection Les essais cliniques ont été sélectionnés s’ils appliquaient les critères suivant : Conception : choix aléatoire des participants Participants : quiconque ayant subi une chimiothérapie ou une radiothérapie pour un cancer Intervention : prescription d’agents pour prévenir les candidoses orales Objectif principal : prévention des candidoses orales Recueil des données et analyse Des données ont été enregistrées sur les objectifs secondaires : soulagement de la douleur, importance de l’analgésie, soulagement de la dysphagie, incidence des infections systémiques, durée des séjours en milieu hospitalier , coût des traitements oraux, qualité de vie des patients, mort, utilisation de traitements antifongiques empiriques, toxicité et compliance. Des informations sur les méthodes, les participants, les interventions, les analyses et les résultats ont été extraites indépendamment, en deux exemplaires, par deux auteurs. Les recommandations statistiques de la Cochrane Collaboration ont été suivies et les risques relatifs calculés en utilisant des modèles à effets aléatoires. Les sources potentielles d’hétérogénéité ont été examinées selon des analyses en méta-régression à effets aléatoires. Résultats principaux 28 essais incluant 4226 patients ont rempli les critères d’inclusion. Les médicaments absorbés et partiellement absorbés par le tractus gastro-intestinal ont fait leur preuve dans la prévention des candidoses orales après comparaison à des placebo ou à des groupes ne recevant aucun traitement, avec un RR = 0,47 pour les médicaments absorbés (95% intervalle de confiance de 0,29 à 0,78). Pour les médicaments absorbés dans les populations ayant une incidence de 20% (tranche moyenne des résultats dans les groupes de contrôle), cela implique qu’un nombre de 9 (95% intervalle de confiance 7 à 13) patients a besoin d’être traité pour qu’un seul évite d’avoir une candidose buccale. Aucun bénéfice significatif n’a été trouvé pour les médicaments non absorbés par le tractus gastrique. Conclusions des auteurs Il est prouvé, d’après les essais cliniques randomisés, que les médicaments absorbés ou partiellement absorbés par le tractus gastro-intestinal préviennent les candidoses buccales chez les patients sous traitement anti-cancéreux. Il est aussi prouvé que ces médicaments préviennent réellement mieux les candidoses buccales que ceux non absorbés par le même tractus gastro-intestinal.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 3544 hits | Imprimer | PDF |  Email
Cancer oral/Soins buccaux pour les patients atteints de cancer
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour la prévention des inflammations de la muqueuse buccale chez les patients cancéreux sous traitement Worthington HV, Clarkson JE, Eden TOB Résumé en langue simplifiée Interventions pour la prévention des inflammations de la muqueuse buccale chez les patients cancéreux sous traitement. Plusieurs thérapies semblent soit prévenir soit réduire la sévérité des ulcères de la bouche causés par la chimiothérapie ou la radiothérapie utilisées contre les cancers. Les traitements contre le cancer (greffes de moelle osseuse inclues) peuvent causer des inflammations de la muqueuse buccale (de sévères ulcères dans la bouche). Cela entraîne un inconfort, des douleurs, des difficultés pour manger et de longs séjours hospitaliers. Différentes stratégies sont utilisées pour essayer de prévenir cette condition, et le recueil de nombreux articles montre que certaines sont efficaces. 4 traitements semblent prometteurs. Pour les patients avec des cancers du cou et de la tête ces traitements seront l’amifostine et des enzymes hydrolytiques. Pour les patients sous chimiothérapie avec 5-FU, de la glace peut être efficace. La médecine chinoise s’est aussi montrée utile chez les patients avec des cancers de la tête et du cou ou encore pour d’autres cancers solides. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Worthington HV, Clarkson JE, Eden TOB. Interventions for preventing oral mucositis for patients with cancer receiving treatment. Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 4. Art. No.: CD000978. DOI: 10.1002/14651858.CD000978.pub3. This version first published online: January 24. 2000 Last assessed as up-to-date: August 21. 2007 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Les traitements contre le cancer sont de plus en plus efficaces mais ils sont aussi associés avec des effets secondaires à court et long terme. Les effets secondaires buccaux restent une source majeure de maladie malgré l’utilisation d’une grande variété d’agents pour les prévenir. Un de ces effets secondaires est la l’inflammation de la muqueuse buccale, ou mucite (ulcère de la bouche). Objectifs Evaluer l’efficacité d’agents prophylactiques contre la mucite orale chez les patients qui suivent un traitement contre le cancer, par comparaison avec d’autres traitements potentiellement actifs, des placebo et aucun traitement. Stratégie de recherche Nous avons fait des recherches dans la Cochrane Oral Health Group Trials Register, la Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL), MEDLINE et EMBASE. Les bibliographies des articles pertinents ont été parcourues et les auteurs ont été contactés pour identifier les essais et obtenir des informations supplémentaires. Les dates des recherches les plus récentes sont : Juin 2006 CENTRAL (The Cochrane Library, Issue 2). Critères de sélection Les études ont été sélectionnées selon les critères suivants : Conception : choix aléatoire des participants Participants : quiconque ayant un cancer et qui suivent une chimiothérapie ou une radiothérapie contre le cancer Traitements : des agents prescrits pour prévenir la mucite orale Critère de jugement : prévention des mucites, douleurs, niveau d’analgésie, dysphagie, infection systémique, durée d’hospitalisation, coût et qualité de vie du patient. Recueil des données et analyse Des informations concernant les méthodes, les participants, les traitements, les mesures et les résultats ont été extraites indépendamment, en double, par deux auteurs. Les auteurs ont été contactés pour obtenir des détails sur la randomisation, sur les perdus de vue et une évaluation de qualité a été faite. Les recommandations statistiques de la Cochrane Collaboration ont été suivies et les risques relatifs calculés en utilisant des modèles à effets aléatoires. Résultats principaux 277 études étaient éligibles. 188 ont été exclues pour diverses raisons, surtout parce qu’elles ne contenaient aucune information utilisable sur la mucite. Sur les 89 études utilisables, toutes avaient des données sur la mucite en mettaient en jeu 7523 patients randomisés. Les traitements évalués étaient : l’acyclovir, le bain de bouche à l’allopurinol, l’aloe vera, des pâtes ou des pastilles antibiotiques, de la benzydamine, des béta-carotène, du phosphate de calcium, de la camomille, de la médecine chinoise, de la chlorhexidine, de l’étoposide, de l’acide folinique, de la glutamine, du GM-CSF, du gel d’histamine, du miel, des enzymes hydrolytiques, de l’iseganan, du GF kératinocyte, du misonidazole, de la pilocarpine, du pentoxifylline, de la povidone, de la prednisone, de la propantheline anticholinergique, des prostaglandines, du sulcrafalte, de la clarithromycine en antibiothérapie systémique, du traumeel et du sulfate de zinc. Sur 33 traitements inclus dans les essais, 12 ont montré des preuves d’un bénéfice (bien que minime parfois) soit pour prévenir soit pour réduire la gravité de la mucite. Pour certains traitements il y avait plus d’un essai dans la méta-analyse trouvant une différence significative après comparaison avec un placebo ou aucun traitement : - L’amifostine qui donnait un bénéfice minimal dans la prévention des mucites légères et modérées RR = 0,95 (intervalle de confiance à 95% IC entre 0,92 et 0,98) et 0,88 (95% IC entre 0,80 et 0,98). - La médecine chinoise montre un bénéfice pour les trois variables dichotomiques de la mucite avec des valeurs de RR de 0,44 (95% IC entre 0,20 et 0,96), 0,44 (95% IC entre 0,33 et 0,59) et 0,16 (95% IC entre 0,07 et 0,35) pour des niveaux de sévérité en augmentation de la mucite. - Les enzymes hydrolytiques réduisent les mucites modérées et sévères avec un RR = 0,52 (95% IC entre 0,36 et 0,74) et 0,17 (95% IC entre 0,06 et 0,52). - Les copeaux de glace préviennent la mucite de n’importe quel degré avec RR = 0,64 (95% IC entre 0,50 et 0,82), 0,38 (95% IC entre 0,23 et 0,62) et 0,17 (95% IC entre 0 ,12 et 0,48). D’autres traitements montrant des bénéfices dans seulement une étude étaient : la benzydamine, le phosphate de calcium, le bolus étoposide, le miel, l’iseganan, les soins oraux, le sulfate de zinc. La conception générale de l’étude, notamment l’allocation de randomisation était faible. Cependant, l’évaluation de la qualité de la randomisation s’est améliorée quand les auteurs ont fourni des informations supplémentaires Conclusions des auteurs Plusieurs traitements ont montré des effets bénéfiques pour la prévention ou la réduction de la sévérité de la mucite associée au traitement des cancers. La preuve de cette efficacité était variable et cela implique qu’en pratique il faut considérer que les bénéfices puissent être propres à certains types de cancers et de traitements. Il est nécessaire d’opter pour des essais mieux conçus et mieux conduits avec un nombre suffisant de participants pour réussir des analyses en sous-groupes par type de maladie et d’agent chimiothérapeutique.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 3526 hits | Imprimer | PDF |  Email

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