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Médecine buccale (traitements)

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Médecine buccale (traitements)/Lésions buccales
Auteur:Paul MONSARRAT
Traitement des gingivostomatites herpétiques primaires par l’aciclovir Nasser M, Fedorowicz Z, Khoshnevisan MH, Shahiri Tabarestani M Résumé en langue simplifiée La preuve de l’efficacité de l’aciclovir pour diminuer les symptômes de gingivostomatite causés par la primo-infection du virus de l’herpès est faible. La gingivostomatite herpétique primaire est une infection hautement contagieuse de la cavité buccale causée par le virus Herpès Simplex. On la retrouve essentiellement chez les enfants et les adolescents. Ses symptômes peuvent être très inconfortables et engendrer des difficultés à manger ou à boire. L’infection peut, à l’extrême, entraîner une inflammation cérébrale (encéphalite) qui pourrait mettre en danger la vie du patient. Cette revue a inclus 2 essais (92 participants). Un seul suggérait, avec des éléments de preuve limités, l’efficacité de l’aciclovir pour réduire le nombre de lésions buccales, prévenir le développement de nouvelles lésions extra-orales, diminuer le nombre d’individus ayant des difficultés à manger et à boire et le nombre d’enfants de moins de 6 ans admis à l’hôpital avec une gingivostomatite herpétique primaire. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Nasser M, Fedorowicz Z, Khoshnevisan MH, Shahiri Tabarestani M. Acyclovir for treating primary herpetic gingivostomatitis. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008, Issue 4. Art. No.: CD006700. DOI: 10.1002/14651858.CD006700.pub2. This version first published online: October 08. 2008 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte La gingivostomatite herpétique primaire est une infection de la cavité buccale hautement contagieuse qui touche surtout les enfants. Les symptômes peut varier du léger inconfort à l’encéphalite engageant le pronostic vital. Objectifs Evaluer l’efficacité de l’aciclovir systémique dans le traitement de la gingivostomatite herpétique primaire. Stratégie de recherche Nous avons fait nos recherches dans les bases de données suivantes : The Cochrane Oral Health Group Trials Register (jusqu’au 22 Mai 2008), The Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) (The Cochrane Library 2008, Issue 2) ; MEDLINE (de 1950 au 22 Mai 2008); et EMBASE (de 1980 au 22 Mai 2008). Il n’y avait pas de restriction de langue. Critères de sélection Essais cliniques randomisés comparant l’aciclovir à un placebo chez des enfants et jeunes adultes de moins de 25 ans avec un diagnostic de gingivostomatite herpétique primaire avec ou sans herpès labial. Recueil des données et analyse Deux auteurs ont cherché et extrait les informations de façon indépendante, et ils ont évalué le risque de biais des essais cliniques sélectionnés. Ils ont suivi les recommandations de statistique de la Collaboration Cochrane pour la synthèse des données. Résultats principaux Seulement 2 essais cliniques ont été inclus dans l’étude avec 72 participants dans l’un et 20 participants dans l’autre. Dans la seconde étude, il manquait plusieurs items de méthodologie et la mesure des critères de jugement n’était pas claire. La première étude, qui avait un risque de biais jugé modéré, montrait des résultats meilleurs dans le groupe aciclovir que dans le groupe placebo chez des enfants de moins de 6 ans pour la réduction du nombre d’individus avec des lésions buccales (RR=0.10, IC95%=[0.02 ;0.38]), avec de nouvelles lésions extra-buccales (RR=0.04, IC95%=[0.00 ;0.65]), avec des difficultés à manger (RR=0.14, IC95%=[0.03 ;0.58]), des difficultés à boire (RR=0.11 ;IC95%=[0.01 ;0.83]) après 8 jours de traitement. Pendant le début du traitement, 3 patients du groupe placebo ont été admis à l’hôpital pour réhydratation (p=0.11). Quatre enfants (2 du groupe aciclovir et 2 du groupe placebo) ont présenté des symptômes gastro-intestinaux légers qui se sont résolus spontanément après 24 à 48 heures sans changement de groupe de traitement dans l’étude. Conclusions des auteurs Nous n’avons trouvé que 2 essais pertinents dans cette revue dont un seul pouvait fournir une faible preuve de l’efficacité de l’aciclovir pour réduire le nombre de lésions buccales, prévenir le développement de nouvelles lésions extra-orales, diminuer le nombre d’individus avec des difficultés à manger et à boire et réduire le nombre d’enfants de moins de 6 ans admis à l’hôpital avec une gingivostomatite herpétique primaire
Samedi, 31 Janvier 2009 | 19045 hits | Imprimer | PDF |  Email
Médecine buccale (traitements)/Lésions buccales
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour la prise en charge de la fibrose sous-muqueuse buccale Fedorowicz Z, Chan Shih-Yen E, Dorri M, Nasser M, Newton T, Shi L Résumé en langue simplifiée Interventions pour la prise en charge de la fibrose sous-muqueuse buccale. La fibrose sous-muqueuse buccale est une maladie chronique fréquemment retrouvée chez des patients du continent asiatique et d’Extrême-Orient qui se caractérise par la production de bandes de collagène au niveau des joues et des structures voisines dans la bouche. La cause précise de cette maladie est inconnue, mais mâcher du bétel ou encore des produits contenant des traces de noix d’areca, manger excessivement du chili ou des épices, la malnutrition et les déficiences en vitamines et en fer sont suggérés comme étiologies possibles. Des ulcères des muqueuses se retrouvent dans les premiers stades alors que des bandes fibreuses dans les joues et les lèvres, des gencives dépigmentées et molles, un voile du palais déformé et blanchi et un plancher de la bouche tanné, se retrouvent plus tardivement. Ces changements peuvent restreindre sévèrement l’ouverture de la bouche, les mouvements de la langue et donc gêner l’élocution, la déglutition tandis que d’autres symptômes incluent une sensation de brûlure lorsque l’on mange des aliments épicés, une bouche sèche, et la perte des cheveux. Les options de traitement, peuvent être une supplémentation en fer, des compléments vitaminés contenant du lycopène, des extraits de tomate et une large gamme de médicaments : comme la hyaluronidase, l’injection au niveau des lésions de stéroïdes, des extraits de placenta humain, chemotrypsine, pentoxifylline et de la collagénase. La chirurgie, pour couper les bandes fibreuses de collagène, les muscles de la mâchoire et leurs tendons, est utilisée dans des cas extrêmes. Les auteurs ont trouvé deux études qui évaluent l’efficacité de l’association du lycopène avec des injections intra-lésionnelles de stéroïdes et l’association de la pentoxifylline avec des exercices d’étirement des structures de la bouche et de la chaleur. Ces études fournissent des données peu fiables et insuffisantes pour parvenir à de réelles conclusions. Il n’y a aucune mention de toxicité mais on trouve des effets secondaires qui sont principalement des irritations gastriques dues à la pentoxifylline. L’objectif de futures recherches serait de montrer quelle est l’efficacité de ces traitements et aussi l’exploration de plans de traitements qui devraient inclure l’éducation des patients en vue de faire cesser leurs mauvaises habitudes de mastication. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Fedorowicz Z, Chan Shih-Yen E, Dorri M, Nasser M, Newton T, Shi L. Interventions for the management of oral submucous fibrosis. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008, Issue 4. Art. No.: CD007156. DOI: 10.1002/14651858.CD007156.pub2. This version first published online: October 08. 2008 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte La fibrose muqueuse buccale est une maladie chronique de la cavité buccale qui se retrouve fréquemment chez des patients du continent asiatique et d’Extrême-Orient. Elle se caractérise par la production de bandes de collagène au niveau des joues et des structures adjacentes de la bouche qui peuvent restreindre sévèrement l’ouverture de la bouche, les mouvements de la langue et donc gêner l’élocution, la déglutition. Objectifs Evaluer l’efficacité de la prise en charge de la douleur, de la limitation d’ouverture buccale ou des mouvements, conséquences de la fibrose sous-muqueuse buccale.. Stratégie de recherche Nous avons cherché dans : Cochrane Oral Health Group’s Trials Register jusqu’en Juillet 2008, CENTRAL The Cochrane Library 2008, Issue 2, MEDLINE de 1950 jusqu’en juillet 2008, EMBASE de 1980 à juillet 2008 , IndMED jusqu’au 18 novembre 2007. Il n’y avait aucune restriction de langue. Critères de sélection Des essais cliniques randomisés comparant des interventions chirurgicales, des interventions médicales systémiques ou locales ou autres pour prendre en charge les symptômes de la fibrose sous-muqueuse buccale. Recueil des données et analyse Deux auteurs ont évalué de manière indépendante la qualité d’essais cliniques et extrait les données. Les désaccords ont été résolus en consultant un troisième auteur. Des démarches ont été entreprises pour contacter les auteurs de ces études quand des éclaircissements ou des informations supplémentaires étaient nécessaires. Résultats principaux Deux essais cliniques, incluant 87 participants, ont évalué l’association du lycopène avec des injections intra-lésionnelles de stéroïdes et l’association de la pentoxifylline avec des exercices d’étirement des structures de la bouche et de la chaleur. Seulement deux études pour l’objectif principal et aucune pour les objectifs secondaires ont été considérées, fournissant un nombre limité de données valables. Les données d’une de ces études se basent sur une technique d’évaluation de l’objectif définie de manière inadéquate, et dans l’autre étude ces données semblent être asymétriques du fait d’un nombre substantiel de perdus de vu qui par conséquent n’ont pas été entrés dans les analyses RevMan. Il n’y a eu aucun report de toxicité des interventions mais quelques effets secondaires, le plus souvent une irritation gastrique à cause de la pentoxifylline, ont été notés. Conclusions des auteurs Le manque de preuves valables sur l’efficacité de méthodes spécifiques pour la prise en charge de la fibrose buccale sous-muqueuse, est illustré par la pauvreté et la médiocre qualité méthodologique des essais cliniques considérés dans cette revue systématique.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 4527 hits | Imprimer | PDF |  Email
Médecine buccale (traitements)/Lésions buccales
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le traitement de la leucoplasie buccale Lodi G, Sardella A, Bez C, Demarosi F, Carrassi A Résumé en langue simplifiée Interventions pour le traitement de la leucoplasie buccale. Aucune preuve provenant d’essais cliniques pour montrer comment prévenir la leucoplasie buccale devenant maligne. La leucoplasie orale se traduit par des taches blanches épaisses formées dans la paroi de la bouche, ne pouvant pas être enlevées par frottement. La leucoplasie est une lésion qui devient parfois cancéreuse (une tumeur qui envahit et détruit les tissus, puis s’étend vers d’autres tissus). La prévention de ce changement est critique puisque les taux de survie à plus de 5 ans après diagnostic, avec un cancer oral sont bas. Des médicaments, chirurgie et autres thérapies ont été essayés. Cette revue systématique a comparé différents médicaments telle que le bleomycine, des suppléments en vitamine A et bêta-carotène et ainsi que certains mélanges de thé. Il n’y a aucune preuve pour montrer les effets de ces traitements. Plus de recherches sont nécessaires. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Lodi G, Sardella A, Bez C, Demarosi F, Carrassi A. Interventions for treating oral leukoplakia. Cochrane Database of Systematic Reviews 2006, Issue 4. Art. No.: CD001829. DOI: 10.1002/14651858.CD001829.pub3. This version first published online: October 23. 2001 Last assessed as up-to-date: July 04. 2006 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte La leucoplasie orale est une lésion buccale relativement commune qui dans une petite mais significative proportion de cas peut se transformer en un cancer puisque la plupart des leucoplasies sont asymptomatiques. L’objectif principal de traitement devrait être de prévenir un telle transformation maligne. Objectifs Evaluer l’efficacité, la sûreté et l’acceptabilité des traitements pour la leucoplasie. Stratégie de recherche Les bases de données suivantes ont été interrogées pour des articles pertinents: Cochrane Oral Health Group’s Trials Register (jusqu’en Avril 2006), CENTRAL (The Cochrane Library 2006, Issue 1), MEDLINE (de 1966 à Décembre 2005), EMBASE (de 1980 à Décembre 2005). Une recherche manuelle a été entreprise pour les journaux principaux de médecine buccale. Les références des études incluses ainsi que les revues ont été analysées. Les experts en médecine buccale ont été contactés à travers une liste de mailing européen (EURORALMED). Critères de sélection Les essais cliniques randomisés recrutant des patients avec un diagnostic de leucoplasie orale ont été inclus. N’importe quel traitement chirurgical ou médical a été inclus. Le critère de jugement principal considéré est la transformation maligne de la leucoplasie. Les autres critères pris en compte sont la résolution clinique, les modifications histologiques et la fréquence des effets secondaires. Recueil des données et analyse Les données ont été collectées en utilisant une feuille spécifique d’extraction. La transformation maligne, démontrée par un examen histopathologique, a été le critère de jugement principal considéré. Les variables secondaires sont la résolution clinique et les changements de la sévérité de la dysplasie. La validité des études incluses a été évaluée par 2 reviewers sur la base d’une méthode d’attribution dans les groupes, de l’aveugle de l’étude et de la perte des sujets. Les données ont été analysées par calcul d’un RR. Lorsque des données valides et pertinentes ont été collectées, une méta-analyse des données a été entreprise. Résultats principaux La possible efficacité des interventions chirurgicales comme la thérapie par laser et la cryothérapie, n’a jamais été étudiée via essais cliniques randomisés traitement/placebo. 25 essais cliniques randomisés éligibles avec interventions non chirurgicales ont été identifiés. 11 ont été exclus pour différentes raisons, 5 étaient des études en cours de réalisation, restent 9 études à inclure dans la revue systématique (501 patients). Deux études ont été considérées à bas risque de biais, 6 à risque modéré de biais et une à haut risque. Vitamine A et rétinoïdes ont été testés par 5 essais cliniques randomisés, 2 études pour les béta-carotènes et les caroténoïdes, les autres médicaments testés étaient la bleomycine (1 étude), le mélange de thé (1 étude) et le ketorolac (1 étude). 1 étude a testé 2 traitements. La transformation maligne n’a été enregistrée que dans juste deux études : aucun des traitements testés n’a montré un bénéfice en comparaison avec un placebo. Le traitement à base de béta-carotène, lycopène et vitamine A ou rétinoïdes a été associé à des taux significatifs de résolution clinique, lorsque on le compare à aucun traitement ou à un placebo. Chaque fois qu’il a été rapporté, un taux élevé de rechute a été souvent observé. Les effets secondaires, de sévérité variable, ont été souvent décrits, cependant les traitements ont été souvent bien acceptés par les patients, puisque les taux de perdus de vue étaient similaires entre les groupes traitement et témoin. Conclusions des auteurs A cette date il n’y a aucune preuve de l’efficacité du traitement de la leucoplasie dans la prévention de sa transformation maligne. Les traitements devraient être efficaces dans la résolution de la lésion, cependant les rechutes et les effets secondaires sont fréquents.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 15540 hits | Imprimer | PDF |  Email
Médecine buccale (traitements)/Lésions buccales
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le traitement du lichen plan buccal Chan ESY, Thornhill M, Zakrzewska JJM Résumé en langue simplifiée Interventions pour le traitement du lichen plan buccal. Le lichen plan buccal est une maladie de cause inconnue, à long terme, douloureuse, causant des ulcères sur les bords de la bouche. Il n’y a aucune thérapie et un traitement est donné pour réduire la douleur. De nombreuses thérapies ont été utilisées mais cette revue systématique a trouvé que seul un petit nombre a déjà été comparé contre un placebo et que l’efficacité d’aucun agent n’a été confirmée dans des études séparées. Toutes les études ont rapporté que le traitement était efficace mais le degré d’incertitude était haut à cause du petit nombre de patients. Les effets secondaires toxiques n’ont été pris en considération que pour les agents pris en interne (systémique) par opposition à ceux appliqués sur la surface de la bouche. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Chan ESY, Thornhill M, Zakrzewska JJM. Interventions for treating oral lichen planus. Cochrane Database of Systematic Reviews 1999, Issue 2. Art. No.: CD001168. DOI: 10.1002/14651858.CD001168. This version first published online: April 26. 1999 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Le lichen plan oral est une maladie auto-immune chronique d’étiologie inconnue qui affecte la muqueuse buccale. Les formes symptomatiques sont douloureuses, tendentà s’aggraver avec l’age et les rémissions sont rares. Le traitement courant n’est que palliatif et non curatif, de nombreux agents topiques et systémiques ont été essayés avec peu de preuves fiables quant à leur efficacité. Objectifs Evaluer l'efficacité et la sécurité d'emploi de toute forme de thérapie palliative vs placebo pour le traitement du lichen plan oral symptomatique. Stratégie de recherche Bases de données électroniques (Cochrane Oral Health Group's Trials Register, MEDLINE, EMBASE, Best Evidence 2), recherche manuelle des compte-rendu de conférences et des journaux spécifiques, chercheurs dans ce domaine, industries du médicament. Aucune restriction de langue n'a été appliquée. Date de recherche la plus récente: Décembre 1998. Critères de sélection N’importe quelle étude par témoin placebo avec thérapie palliative du lichen plan buccal symptomatique, utilisant une conception randomisée ou semi randomisée et mesurant les changements dans les symptômes et/ou les signes cliniques. Recueil des données et analyse Changement dans les symptômes (douleur et inconfort) et dans les signes cliniques (impression visuelle, mesure des lésions) à la fin de la thérapie. Odds Ratio de l’amélioration versus aucune amélioration pour chaque objectif de l’étude et mise en commun si approprié. Résultats principaux Un total de 9 essais cliniques randomisés ont été identifiés. Les 9 interventions ont été regroupées en 4 classes séparées (ciclosporine, rétinoïdes, stéroïdes et photothérapie) pour les comparaisons. Aucune thérapie n’a été faite exactement en double, les plus proches sont deux essais cliniques utilisant des doses hautes et basses d’un bain de bouche à la ciclosporine. Seules les études enregistrant les mêmes variables dans chaque classe thérapeutique ont été mises en commun. Le plus grand nombre d’études groupées est de 3. Des grands OR avec des intervalles de confiance très larges indiquant une différence statistiquement significatif des bénéfices du traitement ont été vus dans tous les essais cliniques. Cependant ce fait doit être tempéré par le fait que la taille des études était petite, par un manque de reproductibilité, par la difficulté des mesures des changements des variables et par la très haute probabilité de biais de publication. Seuls les agents systémiques ont été associés avec des toxicités de traitement, tous les autres effets secondaires ont été modérés et principalement limités aux réactions locales de la muqueuse. Conclusions des auteurs Cette revue systématique n’apporte que de faibles preuves sur la supériorité des thérapies évaluées contre placebo pour le traitement palliatif des lichen plan oraux symptomatiques. Les résultats surlignent le besoin de plus larges essais cliniques randomisés contre placebo avec des mesures de variables plus attentivement choisies et standardisées avant que des comparaisons entre traitements puissent être proprement interprétées.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 10864 hits | Imprimer | PDF |  Email
Médecine buccale (traitements)/Glossodynie
Auteur:Paul MONSARRAT
Interventions pour le traitement du syndrome « de la bouche qui brûle », ou glossodynie Zakrzewska JM, Forssell H, Glenny AM Résumé en langue simplifiée Il n’y a pas suffisamment d'éléments de preuve montrant l’effet des antalgiques, des hormones ou des antidépresseurs pour traiter le syndrome « de la bouche qui brûle », mais il existe des preuves indiquant qu’apprendre à gérer ce désordre, utiliser des anticonvulsivants et recourir à l’acide alpha-lipoïque peuvent aider. La sensation de brûlure sur les lèvres, la langue et dans la bouche est couramment appelée « syndrome de la bouche qui brûle » quand la cause est inconnue et qu’elle n’est pas le symptôme d’une autre maladie. D’autres symptômes incluent des sécheresses, une altération du goût et ils sont communément retrouvés chez des personnes anxieuses, dépressives ou avec des troubles de la personnalité. Les personnes les plus à risque sont les femmes après la ménopause. Les antidouleurs, les thérapies hormonales, les antidépresseurs ont tous été testés comme traitements possibles. Ces études n’ont pas encore prouvés leur efficacité. Des traitements pour aider les personnes à supporter cette maladie et l’utilisation d’acide alpha-lipoïque peuvent être bénéfiques. Il faut faire de plus amples recherches. This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2009 Issue 1, Copyright © 2009 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X). This record should be cited as: Glenny A-M, Fernandez Mauleffinch LM, Pavitt S, Walsh T. Interventions for the prevention and treatment of herpes simplex virus in patients being treated for cancer. Cochrane Database of Systematic Reviews 2009, Issue 1. Art. No.: CD006706. DOI: 10.1002/14651858.CD006706.pub2 This version first published online: January 21. 2009 Date de traduction : 01/01/09 Résumé Contexte Se plaindre d’une sensation de brûlure dans la bouche peut être un symptôme d’une autre maladie ou celui d’un syndrome dont on ne connaît pas l’étiologie. Pour les patients chez qui aucune cause dentaire ou médicale n’est identifiée ou aucun signe buccal trouvé, le terme de glossodynie ou « syndrome de la bouche qui brûle » doit être utilisé. La particularité majeur de ce syndrome est un symptôme de douleur de type brûlure qui peut être localisé seulement à la bouche et/ou aux lèvres mais qui peut aussi s’étendre et concerner la totalité de la cavité buccale. Les prévalences reportées dans la population générale varient de 0,7% à 15%. Beaucoup de ces patients montrent des signes évidents d’anxiété, de dépression et de troubles de la personnalité. Objectifs Les objectifs de cet revue systématique sont de déterminer l’absence de nocivité et l’efficacité de n’importe quel traitement versus un placebo dans le soulagement des symptômes et l’amélioration de la qualité de vie, ainsi que d’estimer la qualité des études existantes. Stratégie de recherche Nous avons fait des recherches dans Cochrane Oral Health Group Trials Register (20 octobre 2004), Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL, The Cochrane Library , Issue 4, 2004), MEDLINE (Janvier 1966 à Octobre 2004), EMBASE (Janvier 1980 à Octobre). Le numéro 10 de Clinical Evidence de 2004, les comptes-rendus de conférences et les bibliographies provenant de publications ont été recherchés pour identifier des articles pertinents, sans tenir compte de la langue de publication. Critères de sélection Les études ont été sélectionnées selon les critères suivants : Conception des essais cliniques : essais cliniques et essais cliniques randomisés qui comparent un placebo avec un ou plusieurs traitements, Participants : patients avec un « syndrome de bouche qui brûle » ou glossodynie donc avec des douleurs au niveau des muqueuses de la bouche sans cause dentaire ou médicale apparente, Traitements : tous ceux qui ont été évalué dans des essais cliniques randomisés contre des placebos, Variable principale : soulagement des brûlures et de l’inconfort. Recueil des données et analyse Les articles ont été sélectionnés indépendamment par deux reviewers pour confirmer l’éligibilité puis extraire les données. Ces deux auteurs connaissaient l’identité des études. La qualité des essais cliniques inclus a été évaluée de manière indépendante, avec une attention particulière accordée à la technique de randomisation, à l’aveugle et à la gestion des perdus de vu. A cause de l’hétérogénéité clinique et statistique, la mise en commun des données était inappropriée. Résultats principaux Neuf essais cliniques ont été sélectionnés pour cette étude. Les traitements examinés étaient les antidépresseurs (2 essais cliniques), la thérapie comportementale cognitive (1 essai clinique), les analgésiques (1 essai clinique), la thérapie de substitution hormonale (1 essai clinique), l’acide alpha-lipoïque (3 essais cliniques) et les anticonvulsivants (1 essai clinique). Les critères de diagnostic n’étaient pas toujours clairement reportés. Sur les 9 essais cliniques inclus dans cette étude, seulement 3 traitements ont démontré une réduction des symptômes : l’acide alpha-lipoïque (3 essais cliniques), un anticonvulsivant, le clonazépam (1 essai clinique) et la thérapie comportementale cognitive (1 essai clinique). Seulement deux de ces études ont fait état de l’évaluation en aveugle de l’objectif. Bien qu’aucun des autres traitements examinés dans les études sélectionnées n’ait démontré une diminution significative des symptômes, cela est peut-être du à des défauts de méthodologie dans la conception des essais cliniques, ou à des échantillons de trop petite taille, plutôt qu’à un véritable manque d’efficacité. Conclusions des auteurs Compte tenu de la nature chronique du « syndrome de la bouche qui brûle », la nécessité d’identifier un mode de traitement efficace est primordial. Cependant, il n'existe que peu d'éléments pour guider ceux qui traitent des patients atteints de ce syndrome. Des essais cliniques supplémentaires, d’une grande qualité méthodologique, doivent être faits pour établir des formes de traitement efficaces pour les patients souffrant de ce syndrome.
Samedi, 31 Janvier 2009 | 64931 hits | Imprimer | PDF |  Email



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